La décroissance

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La décroissance

Message  mada le Ven 23 Mai - 20:43

Je sais que certains sujets ne sont guères appréciés sur ce forum, parmi ces sujets il y a la "décroissance".
Concept peu prisé dans une économie de marché mais cette décroissance subie touche de plus en plus de monde car elle n'est pas "plannifiée". Les gens qui utilisent leur voiture pour aller travailler voient leur pouvoir d'achat descendre en flèche.
Je ne parle même pas de la situation des pêcheurs; le scandale ne se situe pas dans leur mouvement mais dans l'absence d'une mesure pour anticiper le problème qui se posait d'office pour eux.

Nous entrons dans une phase longue de "décroissance", malheureusement, les multinationales ne réduiront pas leurs bénéfices, n'ont aucune envie de modifier quoi que ce soit à leur modèle vie, alors nous devrons travailler de plus en plus pour remplir les poches qui sont déjà bien garnies.

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Re: La décroissance

Message  lolofab le Ven 23 Mai - 21:23

Cette décroissance , sujet qui vous est cher , et bien elle va venir toute seule , sans même que les gens y réfléchissent , sans que cela soit un choix de vie...
Ce soir , à la station service du supermarché dans lequel j'ai l'habitude de faire mes courses et mon plein de carburant , le gazole est monté à 1,546 euros le litre , et passe devant le sans plomb 95 et 98.....
Mon époux et moi même prenons nos voitures pour nous rendre au travail...et bien là , nous allons essayer d'y aller ensemble , l'un déposant l'autre.....donc , moins de carburant à acheter.....c'est une forme de décroissance , non......
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Re: La décroissance

Message  mamba le Ven 23 Mai - 21:40

A mon avis la décroissance c'est comme le communisme, un beau rêve à la réalisation catastrophique tant elle est incompatible avec la nature humaine.
Je ne vois pas comment le concept est applicable sans trucider la moitié de l'humanité.
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Re: La décroissance

Message  mada le Sam 24 Mai - 7:59

lolofab a écrit:Cette décroissance , sujet qui vous est cher , et bien elle va venir toute seule , sans même que les gens y réfléchissent , sans que cela soit un choix de vie...
Ce soir , à la station service du supermarché dans lequel j'ai l'habitude de faire mes courses et mon plein de carburant , le gazole est monté à 1,546 euros le litre , et passe devant le sans plomb 95 et 98.....
Mon époux et moi même prenons nos voitures pour nous rendre au travail...et bien là , nous allons essayer d'y aller ensemble , l'un déposant l'autre.....donc , moins de carburant à acheter.....c'est une forme de décroissance , non......

Oui, effectivement, c'est une forme de décroissance. Vous avez la chance d'avoir deux véhicules et de pouvoir vous organiser pour aller travailler. Les frais de carburant diviser par deux (ou presque) peuvent même être un gain à la fin du mois.

Le malheur, ce sont pour les gens qui ne peuvent pas faire autrement que d'utiliser deux véhicules parce que les emplois ne sont pas aux mêmes horaires ou bien les emplois du couple sont trop loin l'un de l'autre et qu'il n'y a pas de transport en commun.
D'autre part, les frais du véhicule pour un mi-temps payé au smic sont les mêmes que pour un temps plein.
Si le salaire compense uniquement (ou presque) les frais de la voiture, est-ce raisonnable d'aller travailler?
Les emplois à temps plein se rarifient, dans les campagnes cette question de rentabilité se pose de plus en plus.

Cette décroissance qui n'est pas choisie mais subie va perdurer les injustices et creuser encore plus les écarts de revenus entre les classes socio-professionnelles, ce qui est le contraire d'une décroissance organiser et plannifier.

Si on doit travailler 15 jours pour payer un loyer, 6 ou 7 jours pour les frais de véhicule (ou transport en commun) que reste t-il pour vivre? Il reste à peine de quoi renouveler l'énergie nécessaire de l'individu pour travailler.

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@ mamba

Message  mada le Sam 24 Mai - 8:20

La décroissance, un mot-obus
La Décroissance, n°26, avril 2005


Le mot d’ordre de la décroissance a rencontré en l’espace d’un an un vif succès. Mais dénoncer les errements de notre société ne suffit pas, nous devons défendre les valeurs de partage et de démocratie : la décroissance doit être bien comprise comme une chance pour tous, et non comme un appauvrissement. Nous devons aussi porter cette parole de dissensus dans la sphère politique, que nos adversaires seraient trop heureux de nous voir délaisser.

Nous savons qu’il n’existe pas de développement et de croissance sans fin. Au contraire, nous pensons que notre humanité n’émerge que lorsque nous sommes capables de nous fixer des limites. Mais il ne suffit pas d'être contre la croissance économique et les sociétés développementistes, nous devons dire à partir de quels points de vue, en nous fondant sur quelles valeurs nous voulons construire un autre type de société. La question n'est pas seulement d'être pour la décroissance, mais de savoir quel contenu nous voulons lui donner, car, s’il existe une théorie critique de la croissance, il n'existe pas de théorie toute faite de la décroissance. Ce mot d'ordre est un mot-obus pour pulvériser la pensée économiste dominante, qui ne se limite pas au néo-libéralisme.

Le succès rapide du mot d’ordre de la décroissance est dû à la coexistence de quatre crises majeures du système : une crise environnementale (dérèglement du climat), une crise sociale (montée des inégalités), une crise politique (désaffection et dérive de la démocratie), une crise de la personne humaine (perte de sens). Le système développementiste écrase l'homme comme il écrase les liens sociaux et détruit la nature. Le mot d'ordre de la décroissance est donc une tentative pour amorcer une sortie à cette quadruple crise.

Le terme a des inconvénients : il est négatif, il flirte même parfois avec des figures douteuses : celle de «la terre ne ment pas» du maréchal Pétain ou les déclarations du baron Seillière : «Il faut siffler la fin de la récréation». Nous sommes donc sur une ligne de crête. Mais la décroissance a un avantage considérable sur ses concurrents : il est très difficilement récupérable. Il attaque frontalement le capitalisme et la société de consommation dans leur idéologie mais aussi dans leur imaginaire sans se limiter à leurs conséquences.

Le partage au centre

Face au concept de décroissance, des économistes altermondialistes ont développé récemment l’idée d’une «décélération» de la croissance (1). Ce terme a pour handicap de se vouloir à la fois dedans et dehors. La «décélération», ce serait les avantages de la croissance moins ses inconvénients. En voulant ménager la chèvre et choux, il renforce l'illusion que nous voudrions faire «la même chose en moins». La «décélération» nous cantonne dans le domaine du quantitatif, du comptable, de l’économisme. La décroissance, elle, pose la question du contenu des richesses, donc celle l'utilité sociale des biens.

Nous ne devons pas craindre de réaffirmer sans cesse que la décroissance ce n'est pas la décroissance de tout ni pour tous. Elle s’applique aux « surdéveloppés », à l’«ex-croissance», à des sociétés et des classes sociales dont l’obésité et la boulimie sont des conséquences de la captation de richesses des plus faibles, en même temps qu’un processus d’auto-destruction. La question du partage, donc de la démocratie, précède celle de l'économique.

A partir de là, le mouvement en faveur de la décroissance doit travailler à l'articulation de trois niveaux de résistance : le niveau de la résistance individuelle, la simplicité volontaire ; le niveau des alternatives collectives, qui permettent d'inventer d'autres façons de vivre pour les généraliser ; le niveau politique, c'est-à-dire celui des débats et des choix collectifs fondamentaux de société. Nous ne devons pas laisser le champ politique à nos adversaires : nous devons être des empêcheurs de développer en rond. Si nous ne pratiquons pas le dissensus politique, base de la démocratie, personne ne le fera à notre place. Le concept de décroissance sera même dévoyé de son sens et instrumentalisé par des esprits intéressés.

Les conditions sont aujourd'hui mûres pour que notre discours soit entendu et fasse problème. Il est de notre devoir de citoyen de nous engager et de participer au processus démocratique. Nous devons expliquer aux exclus et aux déçus de la croissance, à tous les sans-voix que la vraie alternative n'est plus entre croissance et décroissance, mais entre récession et décroissance.

Non au catastrophisme

Nous devons pour cela prendre garde à tout discours pessimiste comme celui sur la pétroapocalypse, c’est-à-dire la fin du pétrole vu comme un chaos inéluctable. Non seulement cette posture est dangereuse car elle démobilise et favorise les comportements cyniques, mais, surtout, elle laisse croire que nous choisirions la décroissance... faute de mieux. Même si une croissance illimitée était possible, surtout si elle était possible, nous serions plus encore des objecteurs de croissance pour pouvoir être tout simplement des humains, pour ne pas succomber aux fantasmes de toute-puissance. Nous ne défendons pas la décroissance avec le langage du nécessaire mais avec celui du politique. Le catastrophisme à la Yves Cochet (2), député des Verts et ancien ministre de l’environnement, entretient l'idée que nous serions condamnés à la décroissance. Quelles que soient les bonnes raisons écologiques, nous devons refuser d’abord l'aliénation d'une société qui réduit l’homme à sa seule dimension économique.

Les tenants de la décroissance ne sont pas des écolo-pessimistes, ni des archéo-nostalgiques rêvant à la société d'hier. Il ne s'agit pas de revenir en arrière vers un pseudo paradis perdu, il s'agit collectivement de bifurquer. Nous ne sommes pas davantage de nouveaux puritains jouant à plus-décroissant-que-moi-tu-meurs ! Nous ne voulons pas remplacer le politique par le jugement moral ni réduire la morale au religieux. Nous ne venons pas vers les gens en jetant des anathèmes : la décroissance n'appartient à personne. Nous savons que ce nouveau paradigme bouleversera les filiations politiques, idéologiques, philosophiques pour redistribuer les cartes et les alliances nécessaires pour repenser le monde. Mais nous ne partons pas au combat les mains vides : nous savons par exemple qu'il faudra faire avec la relocalisation de l’économie. Notre décroissance nous la voulons conviviale, immédiate et socialement équitable.

Paul Ariès.

Non la décroissance n'a pas besoin de trucider la moitié de l'humanité, simplement vivre autrement pour que toute l'humanité vive correctement.

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Re: La décroissance

Message  trami le Sam 24 Mai - 9:59

mamba a écrit:A mon avis la décroissance c'est comme le communisme, un beau rêve à la réalisation catastrophique tant elle est incompatible avec la nature humaine.
Je ne vois pas comment le concept est applicable sans trucider la moitié de l'humanité.

La décroissance pourrait être douce si elle était raisonnée ,mais je crains qu'avec les incompétents qui nous gouvernent ce ne puisse que contraints !
C'estquoi la hausse des prix et justifié par quoi ? Quand un article a une valeur de x et qu'il passe x+1,x+2,X+n ce n'estpas la croissance ,c'est del'épongeage de l'épargne des ménages ( expression en vogue à l'ENA)
Mais si ce même article passaiot à x+n-1, x+n-2;etc il n'y aurait pas de quoi s'affoler !
Évidemment ,dansune sociétté bling bling où seul l'entassement designes monétaires chezun petit nombre est la règle ,il y a peu dechances que l'on ailles dans ce sens autrement que contraints !!!!!!!!!
Et là ,si le dérapage n'est pas plus contrôlé que ne l'étaient les hausses ,il y lieu de craindre le pire !
Durant ce temps ,de nombreux travaux d'équipement de la France ,ne sont même âs envisagés !
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Ah, Utopie quand tu nous tiens!

Message  borbo le Sam 24 Mai - 12:11

Les idéologies politiques ayant fait long feu, on cherche de nouvelles utopies et la décroissance en est une.

L'humanité, depuis qu'elle existe, est en croissance (démographique d'abord), et vous, gavés que nous sommes on dit, allez les mecs! c'est bon on arrête!
Le progrès c'est trop épuisant.
On va manger bio et se chauffer à la bouse de vache.

Encore une bobeauf attitude de peuples trop gâtés.

Vous êtes dans la plaisanterie ou la nostalgie de nos misères passées.
Le bon temps où l'on pouvait mourir de la tuberculose à 30 ans, de la Syphillis, ou simplement nos enfants de la rougeole.
Vous voulez le beurre et l'argent du beurre.
Mais je crois que l'Homme à besoin d'utopies, qu'elles soient religieuses ou autres, il lui faut un soupçon de fantaisie pour supporter son néant et les tracasseries de son quotidien.

Les Français râlent contre un pouvoir d'ACHATS en baisse et vous vous leur dites, c'est bien on tient le bon bout.

C'est la décroissance qu'il nous faut et on va partager avec les riches.
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Re: La décroissance

Message  mada le Sam 24 Mai - 12:58

borbo a écrit:Les idéologies politiques ayant fait long feu, on cherche de nouvelles utopies et la décroissance en est une.

Quelques "UTOPIES":

- La République
- La démocratie
- La laïcité
- droit de vote pour les femmes
- Suppression du travail des enfants
- L'instruction pour tous
- journées de travail de 10 heures (au lieu de 13 ou 14 heures)
- journées de travail de 8 heures (au lieu de 10 ou 11 heures)
- l'eau à domicile
- Abolition de l'esclavage
- depuis 1945 je ne fais pas la liste

Ce sont quelques utopies qui ont fait trembler l'aristocratie et la bourgeoisie durant quelques siècles.

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Re: La décroissance

Message  lolofab le Sam 24 Mai - 14:02

mada a écrit:
lolofab a écrit:Cette décroissance , sujet qui vous est cher , et bien elle va venir toute seule , sans même que les gens y réfléchissent , sans que cela soit un choix de vie...
Ce soir , à la station service du supermarché dans lequel j'ai l'habitude de faire mes courses et mon plein de carburant , le gazole est monté à 1,546 euros le litre , et passe devant le sans plomb 95 et 98.....
Mon époux et moi même prenons nos voitures pour nous rendre au travail...et bien là , nous allons essayer d'y aller ensemble , l'un déposant l'autre.....donc , moins de carburant à acheter.....c'est une forme de décroissance , non......

Oui, effectivement, c'est une forme de décroissance. Vous avez la chance d'avoir deux véhicules et de pouvoir vous organiser pour aller travailler. Les frais de carburant diviser par deux (ou presque) peuvent même être un gain à la fin du mois.

Le malheur, ce sont pour les gens qui ne peuvent pas faire autrement que d'utiliser deux véhicules parce que les emplois ne sont pas aux mêmes horaires ou bien les emplois du couple sont trop loin l'un de l'autre et qu'il n'y a pas de transport en commun.
D'autre part, les frais du véhicule pour un mi-temps payé au smic sont les mêmes que pour un temps plein.
Si le salaire compense uniquement (ou presque) les frais de la voiture, est-ce raisonnable d'aller travailler?
Les emplois à temps plein se rarifient, dans les campagnes cette question de rentabilité se pose de plus en plus.

Cette décroissance qui n'est pas choisie mais subie va perdurer les injustices et creuser encore plus les écarts de revenus entre les classes socio-professionnelles, ce qui est le contraire d'une décroissance organiser et plannifier.

Si on doit travailler 15 jours pour payer un loyer, 6 ou 7 jours pour les frais de véhicule (ou transport en commun) que reste t-il pour vivre? Il reste à peine de quoi renouveler l'énergie nécessaire de l'individu pour travailler.

mada

Nous avons en effet deux véhicules , et ce n'est pas une chance , c'est une nécessité........
Hors agglomération , les transports en communs sont rares et le plus souvent pas pratiques.....alors on fait comme on peut...mais le fait d'essayer d'aller travailler ensemble avec mon époux est tout de même un effort mutuel , nos horaires n'étant pas vraiment les mêmes , mais cette contrainte nous permettra d'économiser sur le budget carburant qui devient complètement fou....
Peut être que s'il y a une forte baisse de la consommation des carburants (et du reste d'ailleurs) , cela se fera poser quelques questions aux divers prestataires et revoir leurs prix....le pire étant à mon avis le prix des denrées alimentaires , des fruits et des légumes en particulier , et je me demande comment font les plus humbles pour manger un tant soi peu sainement.....cette hausse relève de la santé publique.
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Croissance

Message  borbo le Sam 24 Mai - 15:33

Quelques "UTOPIES":

- La République
- La démocratie
- La laïcité
- droit de vote pour les femmes
- Suppression du travail des enfants
- L'instruction pour tous
- journées de travail de 10 heures (au lieu de 13 ou 14 heures)
- journées de travail de 8 heures (au lieu de 10 ou 11 heures)
- l'eau à domicile
- Abolition de l'esclavage
- depuis 1945 je ne fais pas la liste


Votre liste ne fait pas partie des utopies dont je parle, mais des progrès rendus possibles par les partages de la croissance.
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Précision

Message  borbo le Sam 24 Mai - 15:38

Votre liste ne fait pas partie des utopies dont je parle, mais des progrès rendus possibles par les partages de la croissance, et plus précisément de la croissance permise par le capitalisme.

Les deux font la paire.

Ceci n'aurait certainement pas pu avoir lieu dans une société sans croissance.
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Re: La décroissance

Message  lolofab le Sam 24 Mai - 17:28

borbo a écrit:Votre liste ne fait pas partie des utopies dont je parle, mais des progrès rendus possibles par les partages de la croissance, et plus précisément de la croissance permise par le capitalisme.

Les deux font la paire.

Ceci n'aurait certainement pas pu avoir lieu dans une société sans croissance.

Mais lorce que par exemple il y a eu les congés payés , le patronat criait en disant que c'était impossible , et les salariés les ont obtenus.......pourtant , on leur disait que c'était pure utopie.....
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Capitalisme.

Message  borbo le Sam 24 Mai - 19:13

Je n'ai jamais contesté le rôle des syndicats, mais eux aussi s'inscrivent dans le fonctionnement du capitalisme social.

Vous n'êtes pas sans savoir, que dans les pays où l'Etat est propriétaire de l'outil de production, il n'y a pas de syndicats.

Les socialistes réformateurs Français (cf. Delanoë, Valls, DSK...) commencent à comprendre que refuser le capitalisme, c'est se condamner à jouer les moulins à vent pendant encore longtemps.

Les Français sont dans leur grande majorité plus réalistes qu'eux.
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Re: La décroissance

Message  mada le Sam 24 Mai - 20:44

borbo a écrit:Votre liste ne fait pas partie des utopies dont je parle, mais des progrès rendus possibles par les partages de la croissance, et plus précisément de la croissance permise par le capitalisme.

Les deux font la paire.

Ceci n'aurait certainement pas pu avoir lieu dans une société sans croissance.

Désolée de vous décevoir, Borbo de la borboterie mais le discours que vous tenez date de 3 siècles. Il serait temps de renouveler votre répertoire.

Je n'y étais pas mais j'entends les hurlements des patrons qui estimaient être ruinés si les gosses de huit ans n'allaient pas dans les usines ou les mines ou travailler dans les champs.

Quand le service militaire est devenu obligatoire en France, il fallait des jeunes hommes en formes pas de tuberculeux ou des hommes "usés" à 21 ans. Cette nouvelle obligation en a fait plus pour la santé des enfants (les garçons) que toute la science de l'époque.

Le capitalisme a toujours existé, que je sache si les richesses qu 'il dit produire soit disant aurait du rendre tous les habitants millionnaires dès leur naissance. (C'est ce qui arrive pour quelques uns mais cela reste très limité en quantité).

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Re: La décroissance

Message  mada le Sam 24 Mai - 20:54

lolofab a écrit:

Nous avons en effet deux véhicules , et ce n'est pas une chance , c'est une nécessité........
Hors agglomération , les transports en communs sont rares et le plus souvent pas pratiques.....alors on fait comme on peut...mais le fait d'essayer d'aller travailler ensemble avec mon époux est tout de même un effort mutuel , nos horaires n'étant pas vraiment les mêmes , mais cette contrainte nous permettra d'économiser sur le budget carburant qui devient complètement fou....
Peut être que s'il y a une forte baisse de la consommation des carburants (et du reste d'ailleurs) , cela se fera poser quelques questions aux divers prestataires et revoir leurs prix....le pire étant à mon avis le prix des denrées alimentaires , des fruits et des légumes en particulier , et je me demande comment font les plus humbles pour manger un tant soi peu sainement.....cette hausse relève de la santé publique.

L'organisation des transports en communs peut se faire au niveau départemental, il est grand temps que les élus se mettent les mains dans le cambuis pour agir. Cette décroissance peut se faire en douceur mais ceux qui nous gouvernent n'ont aucun respect pour les gens d'en bas qui produisons des richesses.
C'est vrai qu'avoir besoin de 2 véhicules dans une même famille ce n'est pas une chance quand on est salarié, c'est toujours parce que l'on ne peut pas faire autrement. L'argent que l'on met dans un véhicule on ne peut pas le mettre ailleurs dans des vacances ou des petites sorties en amoureux.

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La décroissance est bien là

Message  mada le Sam 10 Jan - 11:12

La décroissance est bien là.

Je ne suis pas une intellectuelle mais en tant que simple citoyenne qui côtoie tous les jours les conséquences de cette crise il est possible de constater la réalité de la situation économique et sociale autrement que par un prisme idéologique.

Des millions de licenciements à travers tous les pays de la planète
Des millions de salariés ont perdu leurs économies et le retraite.
Multiplication des conflits Moyen-orient, Afrique
Sarko ne se gène plus pour mettre la main sur tout les médias via ses copains.
Les hôpitaux (les infirmières) n'en peuvent plus à cause des conditions de travail de plus en plus insoutenables
Les trains qui ne fonctionnent plus dès qu'il gèle à - 5°;
Rien n'est fait par nos élites politiques pour l'environnement.
Sarko et son parti continuent "les réformes".

En clair, nous nous retrouvons en face d'un système à grande tendance totalitaire et nos médias restent muets. Un journaliste (Bernard Stigler) ce matin ose dire sur France inter clairement que les journalistes ont peur. Il ose dire que la connivence - politiques, industries-banques- permet une régression démocratique comme jamais la France en a connu.

La décroissance est bien là, les plus pauvres, les plus fragiles sont sacrifiés sur l'autel du cac 40 et du toujours plus de fric.

La décroissance mise en place par les requins n'est pas une utopie.

mada

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Faut savoir

Message  borbo le Sam 10 Jan - 11:23

Des millions de licenciements à travers tous les pays de la planète
Des millions de salariés ont perdu leurs économies et le retraite.
Multiplication des conflits Moyen-orient, Afrique
Sarko ne se gène plus pour mettre la main sur tout les médias via ses copains.
Les hôpitaux (les infirmières) n'en peuvent plus à cause des conditions de travail de plus en plus insoutenables
Les trains qui ne fonctionnent plus dès qu'il gèle à - 5°;
Rien n'est fait par nos élites politiques pour l'environnement.
Sarko et son parti continuent "les réformes".

En clair, nous nous retrouvons en face d'un système à grande tendance totalitaire et nos médias restent muets. Un journaliste (Bernard Stigler) ce matin ose dire sur France inter clairement que les journalistes ont peur. Il ose dire que la connivence - politiques, industries-banques- permet une régression démocratique comme jamais la France en a connu.

La décroissance est bien là, les plus pauvres, les plus fragiles sont sacrifiés sur l'autel du cac 40 et du toujours plus de fric.

La décroissance mise en place par les requins n'est pas une utopie.

mada[/quote]

Le capitalisme est en crise.
Conséquence : disparition d'emplois... Ce qui laisse à penser que le capitalisme, lorsqu'il fonctionnait correctement, n'avait pas que des inconvénients.
Vous répétez inlassablement que la capilaisme crée de la pauvreté et du chômage, il est curieux que lorsque ce capitalisme détesté à des ratés, l'emploi disparaisse et la pauvreté s'étende.
Faut savoir!
Cela me parait bien contradictoire.
Et si aujourd'hui, selon vos dires, les trains ne marchent plus à -5°, on peut être sûr qu'avec votre système il n'y aurait plus de trains du tout.

Sacrée Mada!
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Re: La décroissance

Message  Biréli le Sam 10 Jan - 12:17

mada a écrit:Je sais que certains sujets ne sont guères appréciés sur ce forum, parmi ces sujets il y a la "décroissance".
Bof, suffit de rajouter ce sketch pour faire passer la pilule.


Biréli

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On crot rêver, Borbo!

Message  Laulau le Sam 10 Jan - 14:04

borbo a écrit:

Le capitalisme est en crise.
Conséquence : disparition d'emplois... Ce qui laisse à penser que le capitalisme, lorsqu'il fonctionnait correctement, n'avait pas que des inconvénients.

Vous me rappelez le mec qui tombait du 20eme étage et qui jusqu'au premier se disait, jusqu'ici tout va bien!





Vous répétez inlassablement que la capilaisme crée de la pauvreté et du chômage, il est curieux que lorsque ce capitalisme détesté à des ratés, l'emploi disparaisse et la pauvreté s'étende.
Faut savoir!
Cela me parait bien contradictoire.

Là je crois que vous tombez du 50eme étage!



Et si aujourd'hui, selon vos dires, les trains ne marchent plus à -5°, on peut être sûr qu'avec votre système il n'y aurait plus de trains du tout.

Sacrée Mada!

Effectivement si vous attendez de vous aplatir sur le pavé, cela va être difficile de prendre le train!


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Re: La décroissance

Message  mada le Sam 10 Jan - 16:49

borbo a écrit:Des millions de licenciements à travers tous les pays de la planète
Des millions de salariés ont perdu leurs économies et le retraite.
Multiplication des conflits Moyen-orient, Afrique
Sarko ne se gène plus pour mettre la main sur tout les médias via ses copains.
Les hôpitaux (les infirmières) n'en peuvent plus à cause des conditions de travail de plus en plus insoutenables
Les trains qui ne fonctionnent plus dès qu'il gèle à - 5°;
Rien n'est fait par nos élites politiques pour l'environnement.
Sarko et son parti continuent "les réformes".

En clair, nous nous retrouvons en face d'un système à grande tendance totalitaire et nos médias restent muets. Un journaliste (Bernard Stigler) ce matin ose dire sur France inter clairement que les journalistes ont peur. Il ose dire que la connivence - politiques, industries-banques- permet une régression démocratique comme jamais la France en a connu.

La décroissance est bien là, les plus pauvres, les plus fragiles sont sacrifiés sur l'autel du cac 40 et du toujours plus de fric.

La décroissance mise en place par les requins n'est pas une utopie.

mada

Le capitalisme est en crise.
Conséquence : disparition d'emplois... Ce qui laisse à penser que le capitalisme, lorsqu'il fonctionnait correctement, n'avait pas que des inconvénients.
Vous répétez inlassablement que la capilaisme crée de la pauvreté et du chômage, il est curieux que lorsque ce capitalisme détesté à des ratés, l'emploi disparaisse et la pauvreté s'étende.
Faut savoir!
Cela me parait bien contradictoire.
Et si aujourd'hui, selon vos dires, les trains ne marchent plus à -5°, on peut être sûr qu'avec votre système il n'y aurait plus de trains du tout.

Sacrée Mada!

Ce que je veux dire Borbo de la borboteri que le capitalisme c'est du vol organisé par les dominants au détriment des dominés. A notre époque, l'avancement d'une civilisation se mesure à l'aune de l'équilibre des rapports de forces entre les dominants et les dominés. Le droit, la justice, l'équité sont des indicateurs ainsi que la répartition des richesses et de l'égalité d'accès à la "CULTURE".
Sarko se fout comme d'une guigne des lois, du droit et de la justice. La loi c'est lui. Il distribue du fric aux banques sans contre partie sauf des promesses de singes.

Ce matin sur France Culture Rocard et un autre on utilisé le mot "voler" 3 fois en moins de 10 mn pour qualifier certains aspects de la crise dont "le rôle des actionnaires" qui ont exigés un taux pour un retour sur investissement absolument intenable. Les politiques n'ayant qu'à laisser faire puisque dans l'économie de marché, le marché "régule". Je n'invente rien, de plus en plus la langue des économistes (Pas Minc ni Attali) se dénouent et mettent des mots sur des faits: oui, la finance a volé les richesses produites par les salariés,(salaires trop élevés, protection sociale étrangle les patrons, etc...) oui les délocalisations ont pour but un profit rapide, c'est à dire que la finance se sert des outils de production jusqu'à ce que ces derniers ne soient plus utilisables. Elles ont donné donc les actionnaires continuent leur chasse en jetant leur dévolu sur des entreprises encore "saines". Oui le capitalisme crée du chômage et de la misère, ouvrez bien vos yeux et vos oreilles, et constatez, pas besoin d'un grand discours pour le constater.

mada

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Re: La décroissance

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