Leçon : Impôt à bière.

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Des chiffres SVP

Message  Laulau le Mar 1 Juil - 11:55

borbo a écrit:

Je suis étonné que depuis la Suisse vous n'ayez pas connaissance de cela, mais c'est absolument ce qui se passe.

La population allemande commence de diminuer en valeur absolue depuis environ une dizaine d'années, tandis qu'on observe l'accroissement rapide de la population turque par sa natalité et la pratique des mariages arrangés avec des ressortissants turcs extérieurs.
Cette situation inquiète sérieusement les Allemands.
Mais ils gardent un complexe fort vis à vis de ce type de problèmes ethniques, qui leur interdit d'aborder la question.
Mais le problème existe et ne fera que croître et embellir car les turcs sont parmis les plus rétifs à l'intégration et manifestent clairement leur attachement à une culture d'origine qui ne fait pas la part belle aux femmes.


Il va falloir quantifier Borbo! Si j'ai bonne mémoire, le taux allemand est inférieur à 1,5 ; si comme vous semblez le penser, les femmes turques sont à 3 ou 4, nous devrions être frontalier avec la Turquie d'ici quelques années. C'est du délire!
A et puis, Euro oblige, j'ai cru entendre que certains footballers allemand avaient des noms pas très germaniques .... c'est l'intégration par le foot ou bien la loi du sang s'étiole?
avatar
Laulau

Messages : 1238
Date d'inscription : 29/10/2007
Localisation : Marseille

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Je quantifie.

Message  borbo le Mar 1 Juil - 12:15

Projections démographiques de 2005 à 2050 [modifier]
La Statistisches Bundesamt (Office fédéral de Statistiques) a établi des projections démographiques jusqu'en 2050, avec ventilation par groupes d'âge, et différentes variantes de longévité, d'immigration et de fécondité. Le résultat est que, dans toutes les variantes envisagées, la population du pays connaîtra une décroissance. Voici les résultats des deux variantes principales :
Variante 1 : fécondité de 1,4 enfants par femme - longévité masculine de 83,5 ans et féminine de 88 ans - solde migratoire positif de 100 000 par an. Les chiffres sont exprimés en milliers.
200520102020203020402050
Population prévue82.43881.88780.05777.20373.42268.743
Moins de 20 ans16.48615.02513.50112.67311.40710.362
% de population totale20,018,316,916,415,615,1
De 20 à 60 ans45.41245.36142.07536.17933.75530.592
% de population totale55,155,452,646,946,044,5
Plus de 60 ans20.54021.50124.48228.35128.17927.789
% de population totale24,926,330,636,738,440,4
Source :

  • [pdf] Bevölkerung Deutschlands bis 2050 (Population de l'Allemagne jusque 2050)

Ainsi l'Allemagne perdrait 13 700 000 habitants en 45 ans (soit une moyenne de 304 000 par an) dont 4 680 000 durant la décennie 2040-2050 (soit 468 000 par an). Et cela malgré l'immigration annuelle de 100 000 personnes.
Les gens de plus de 60 ans feraient plus de 40 % de la population en 2050. Les "moins de 20 ans" ne seraient guère plus de 10 millions. À titre de comparaison, en France, ils seraient entre 13 et 17,8 millions d'après les différentes hypothèses retenues (la plus probable : 14,4 millions - voir Projections de population française 2005-2050).
Ces chiffres semblent si désastreux qu'il est probable que pour compenser les pertes énormes de population, l'Allemagne ouvrirait les vannes de l'immigration. Il faut dès lors envisager la deuxième variante comme plus probable.
Variante 2 : fécondité de 1,4 enfants par femme - longévité masculine de 83,5 ans et féminine de 88 ans - solde migratoire positif de 200 000 par an. Les chiffres sont exprimés en milliers.
200520102020203020402050
Population prévue82.43882.03981.32879.75077.28873.950
Moins de 20 ans16.48615.05113.75413.26612.34911.403
% de population totale20,018,316,916,615,015,4
De 20 à 60 ans45.41245.48143.03237.94336.30333.790
% de population totale55,155,452,947,647,045,7
Plus de 60 ans20.54021.50724.54228.54028.63628.766
% de population totale24,926,230,235,837,138,9
Grâce à l'arrivée annuelle de 100 000 immigrants supplémentaires, l'Allemagne ne perdrait plus que 8 490 000 habitants en 45 ans (soit une moyenne de 188 mille par an) dont 3 340 000 durant la décennie 2040-2050 (soit 334 000 par an). Et cela malgré l'immigration annuelle de 200 mille personnes, soit un apport de 9 millions d'immigrants en 45 ans.
Les gens de plus de 60 ans constitueraient près de 39 % de la population en 2050, ce qui reste extrêmement élevé. Les "moins de 20 ans" ne seraient que 11,4 millions, plus que dans la première variante certes, mais toujours nettement moins nombreux qu'en France (entre 13 et 17,8 millions).
On peut aussi se poser la question de savoir d'où pourraient venir la masse de 9 millions d'immigrants, d'autant plus que d'autres millions d'entre eux seront appelés vers d'autres pays européens, qui en auront autant besoin. Jusqu'à présent en Allemagne, ils provenaient essentiellement des pays d'Europe de l'est et de Turquie, mais l'évolution démographique récente dans ces pays ayant montré une dénatalité très importante (Turquie *: 1,92 enfants par femme en 2006 (Chiffre avancé par la CIA pour 2006 - World factbook) - Pologne : 1,25 (Idem - World factbook de la CIA)), il est fort probable que d'ici là, l'origine des immigrants potentiels se sera recentrée sur l'Afrique noire et certains pays d'Asie du Sud.
Source :

  • [pdf] Bevölkerung Deutschlands bis 2050 (Population de l'Allemagne jusque 2050)

*Il est intéressant de constater que la natalité des turcs en Allemagne est supérieure à celle des Turcs en Turquie.
avatar
borbo

Messages : 1292
Date d'inscription : 05/12/2007
Age : 70
Localisation : La Londe les Maures

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Leçon : Impôt à bière.

Message  Pitaland le Mar 1 Juil - 13:33

Que de savants !
J'avais écrit qu'il ne fallait confondre ou séparer immigré et Français, ce n'est pas la carte d'identité qui fait le taux de natalité.
J'avais dit aussi qu'il faut tenir compte de l'origine des arrivants mais aussi de l'historique de ces immigrés.
En France la venue de populations à taux de natalité élevé est plus ancienne qu'en Allemagne. En France, nous en sommes à la 2e, 3e et + génération, ce n'est pas le cas en Allemagne (ni en Espagne). La part de ces populations à taux élevé est automatiquement plus forte, même s'il sont de nationalité française.
Donc les immigrées turques ne sont pas stériles, elles n'ont pas encore eu le temps de procréer. Le phénomène est identique en Espagne.
On peut supposer que dans une ou deux générations, leur taux sera identique à celui de la France.

Les politiques dites natalistes n'ont qu'un effet marginal. Elles ont été souvent mises en place pour redresser des ... taux en bais(s)e. On s'aperçoit après plusieurs décennies que les pays où les aides sont, ou ont été, les plus développées gardent des taux bas. Cela ne veut pas dire qu'il faut les supprimer, elles sont facteur de consommation donc de croissance et de rentrées fiscales.
avatar
Pitaland

Messages : 539
Date d'inscription : 11/10/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Conseil de l'Europe.

Message  borbo le Mar 1 Juil - 13:57

Je vous livre les conclusions faites par le Conseil de l'Europe elles sont édifiantes.
Faire converger les comportements démographiques (nuptialité, fécondité, mortalité)
des groupes d’immigrés et de la population hôte n’est ni improbable ni impossible. Le
comportement des immigrés se situe en règle générale quelque part entre la région
d'origine et le pays d’adoption. Certains groupes sont précurseurs tandis que d’autres
restent à la traîne mais la tendance à la convergence, signe d’intégration, est
d’ordinaire bien établie.
Toutefois, parmi les domaines de préoccupation, qui touchent plus particulièrement le
statut des femmes, figurent le maintien de taux de fécondité élevés chez certains
groupes d’immigrés, des mariages précoces, le faible nombre de mariages entre les
groupes d’immigrés et la population hôte, des taux de divorces élevés en cas de
mariages mixtes et une mortalité infantile et juvénile importante, plus forte chez les
filles.
Il apparaît que les taux de fécondité, de nuptialité et de mortalité infantile ainsi que les
mariages entre Communautés ont plus de chances de converger dans les milieux
intégrationnistes que dans les milieux multiculturels (par exemple les Pays-Bas ou la
Grande-Bretagne). Les effets des différentes politiques d’intégration sur la
convergence démographique devraient être étudiés de manière plus approfondie.
Seules des données éparses et peu fréquentes permettent de comparer la descendance
des immigrés (deuxième génération et générations suivantes).

D’après nos informations, la deuxième génération conserve quelques caractéristiques au moins de la première ou de la population du pays d’origine. Dans certains cas, les différences
par rapport à la population hôte peuvent même se développer avec la deuxième
génération (par exemple l'augmentation des taux de fécondité et de mortalité). Il s’agit
là d’un autre domaine de préoccupation dans lequel nos connaissances sont clairement
insuffisantes.

L’immigration est de plus en plus perçue comme s’accompagnant d’une concurrence
économique et sociale inéquitable, d’une insécurité accrue voire d’une baisse des
niveaux de vie.
Nos conclusions partielles sur la démographie des populations immigrées tendent à
contredire ces impressions négatives et à confirmer que l’immigration peut fort bien
contribuer de manière positive à la réserve de compétences et au bien-être des pays.

Tout porte à croire qu’au fil du temps l’intégration des immigrés d’origine noneuropéenne
et de leurs descendants suivra le même schéma que celui des immigrés
antérieurs (internes et intra-européens).

Le fait que les populations immigrées tendent à se regrouper dans les régions les plus
dynamiques et prospères des pays qui les accueillent le souligne. Les capitales et les
autres grands centres métropolitains disposant d’importants secteurs de service sont
les zones de résidence les plus prisées. Il faut reconnaître que le vieillissement rapide
des sociétés risque de rendre ces dernières dépendantes, pour leur développement
économique et social, de la contribution de travailleurs immigrés.
Toutefois, la réussite de l’intégration grâce à la prévention de la discrimination et
d'une ségrégation spatiale et sociale excessive est une condition préalable essentielle à
l’expansion éventuelle de la capacité d’absorption des pays européens. Ce serait de
toute évidence un échec pour les sociétés démocratiques et ouvertes si, du fait de
l’immigration, de nouvelles minorités nationales autonomes culturellement,
socialement et démographiquement apparaissaient. Malheureusement, certains
résultats vont dans ce sens.
Les études du Comité européen sur la population mettent en lumière certaines de ces
questions d'actualité. Toutefois, nos outils statistiques et nos connaissances
scientifiques demeurent insuffisants et de nombreux aspects devraient être étudiés de

manière plus approfondie sur une base comparative plus large.
avatar
borbo

Messages : 1292
Date d'inscription : 05/12/2007
Age : 70
Localisation : La Londe les Maures

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Leçon : Impôt à bière.

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum