Grande Bretagne : La préférence nationale

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Grande Bretagne : La préférence nationale

Message  Biréli le Mar 3 Fév - 12:32

http://www.marianne2.fr/Grande-Bretagne-la-preference-nationale-s-invite-dans-la-crise_a174703.html

Grande-Bretagne : la préférence nationale s'invite dans la crise

Des milliers de salariés britanniques sont en grève pour protester contre l'emploi de main d'oeuvre étrangère européenne dans le secteur florissant de la production d'énergie. Total, BP, Exxon, etc. sont accusées d'employer des Porugais, Italiens, Polonais, à moindre coût, en lieu et place de Britanniques de plus en plus touchés par le chômage et la crise.

« British jobs for British workers» (« Des emplois britanniques pour les travailleurs britanniques ») : cette promesse faite par Gordon Brown en septembre 2007, lors du congrès annuel du parti travailliste, lui avait à l’époque valu d’être accusé à la fois par la gauche de jouer le jeu de l’extrême-droite et par les conservateurs de vouloir porter atteinte aux lois européennes sur la libre circulation des travailleurs. Ses partisans avaient alors dû longuement s’expliquer sur le sens de ses propos : il s’agissait de valoriser la formation des Britanniques, et non d’exercer une quelconque préférence nationale. D’autant qu’à l’époque, la Grande-Bretagne faisait venir des ouvriers d’Europe de l’Est par milliers.

Mais depuis la semaine dernière cette phrase revient comme un boomerang, en pleine figure du Premier ministre britannique.

« British jobs for British workers», pouvait-on lire le 28 janvier dernier sur une banderole déployée, devant la raffinerie Total de Lindsey, dans le Lincolnshire (est de l’Angleterre), par les intérimaires du site en grève sauvage. Il venaient d’apprendre l’embauche de 300 ouvriers (eux aussi intérimaires) portugais et italiens par la société italienne Irem, chargée par Total de réaliser l’extension de la raffinerie. Autant d’emplois que les ouvriers de Lindsey auraient pu occuper, selon les grévistes. Une grève pour la préférence nationale à l’embauche, c’est du jamais vu en Angleterre. Une grève pour des emplois précaires, en plus : il ne s’agit que de missions d’intérim. Mais en Grande-Bretagne, la précarité est la règle : la raffinerie de Lindsey compte 550 permanents pour 200 à 1000 intérimaires.

Les producteurs d'énergie: des entreprises florissantes qui tirent les salaires vers le bas
BP, Total, ExxonMobil ou RWE (groupe allemand de production d’électricité) : la grève s’est très rapidement étendue aux autres producteurs d’énergie. Le 30 janvier, ils étaient 3000, employés de raffineries et de centrales en Angleterre, Ecosse, Pays de Galles, Irlande du Nord, à manifester et/ou faire grève contre les 300 ressortissants européens embauchés par la raffinerie Total. Un mouvement quasi-spontané, qui s’est développé — et continue à s'étendre — via les téléphones portables, les forums d’Internet.
Mais ce mouvement n’a rien de fortuit. Ce n’est pas un hasard s’il touche les producteurs d’énergie qui ont réalisé d’énormes profits ces dernières années. Ce qui rend très difficile à avaler lea combinaison d'une politique de salaires toujours tirés vers le bas, combinée à un appel à de la main d’oeuvre étrangère, évidemment moins bien payée que les ouvriers britanniques. Surtout dans un contexte de crise sévère — la Grande-Bretagne va être le pays européen le plus durement touché par la crise avec un recul de 2,8% de son Pib prévu pour 2009. Et alors que le gouvernement vient d’annoncer son deuxième plan de relance des banques en moins de trois mois.

D’où la crainte que le mouvement dépasse les producteurs d’énergie et gagne les ouvriers du futur stade olympique. De fait, selon The Independant, 200 travailleurs clandestins roumains auraient été «discrètement licenciés» du site — qui emploie plus de 3000 personnes — au cours des deux derniers mois. Pour calmer les esprits, le secrétaire national du syndicat des constructeurs immobiliers a cru bon de préciser que « 70% des ouvriers du site olympique sont britanniques et irlandais » et que sur les 30% restants «la plupart vivent ici depuis plus de vingt ans».

Terminé, le temps où l'Angleterre accueillait à bras ouverts la main d'oeuvre peu chère des pays de l'Est et du Sud de l'Europe. Désormais, tous les travailleurs étrangers — et plus seulement ceux de l’Est — sont donc perçus comme des concurrents déloyaux. Du pain béni pour les formations politiques d’extrême-droite comme le British National Party, qui tente de récupérer le mouvement et d’attiser les rancoeurs. Ainsi, à Lindsey, la centaine d’ouvriers italiens et portugais déjà arrivés sur le site sont confinés sur la péniche où ils logent : des rumeurs courent selon lesquelles certains extrémistes feraient la chasse aux Italiens dans les bars de la ville.

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Re: Grande Bretagne : La préférence nationale

Message  Laulau le Mer 4 Fév - 10:34

Biréli a écrit: Du pain béni pour les formations politiques d’extrême-droite comme le British National Party, qui tente de récupérer le mouvement et d’attiser les rancoeurs. Ainsi, à Lindsey, la centaine d’ouvriers italiens et portugais déjà arrivés sur le site sont confinés sur la péniche où ils logent : des rumeurs courent selon lesquelles certains extrémistes feraient la chasse aux Italiens dans les bars de la ville.

Voila le danger! Plutôt que de s'en prendre au système qui les met en concurrence avec des pays sans droits sociaux, système qui a amené la crise actuelle, on pousse les ouvriers à s'en prendre aux étrangers. Il faut trouver des boucs émissaires! Ceux là sont bien pratiques: pauvres, vulnérables et sur place! D'après vous, qui seront les boucs émissaires chez nous?
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L'affaire des Maliens en décembre 1980

Message  Biréli le Mer 4 Fév - 11:37

Allez, un petit peu d'histoire.

Le 24 décembre 1980, tandis que des Maliens sont en train de s'installer dans un foyer vide à Vitry-sur-Seine, une cinquantaine d'hommes y pénètrent. Plusieurs témoins affirment que le maire de la commune, communiste, Paul Mercieca, se trouve au milieu d'eux. L'élu le contestera toujours. Pour les Maliens présents sur les lieux, il s'agit, même s'il n'y a pas d'affrontement, d'une véritable agression. En quelques minutes, les canalisations d'eau et de gaz sont coupées. Les fils électriques et téléphoniques sont arrachés. Les escaliers du bâtiment sont défoncés à coup de bulldozer. Les issues sont obstruées par des masses de terre déversées devant les entrées. Face à l'émotion suscitée par cette action commando, le maire communiste de Vitry réagit. Pour dénoncer les auteurs du coup de force et crier au racisme ? En aucune façon. Il approuve ce qui vient de se passer. Au même moment à St-Denis, également détenue par le parti communiste, une dizaine d'immigrés sont expulsés de la mairie. Ils venaient réclamer des logements décents.

Le 6 janvier 1981, L'humanité avait publié une lettre de Georges Marchais adressée à Si Hamza Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris, qui avait fait part de son indignation après les évènements qui venaient de se dérouler à Viry. La réponse du secrétaire général du PCF est un morceau d'anthologie :

"Je vous déclare nettement : oui, la vérité des faits me conduit à approuver, sans réserve, la riposte de mon ami Paul Mercieca (...) Plus généralement, j'approuve son refus de laisser s'accroître dans sa commune le nombre, déjà élevé, de travailleurs immigrés; en raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et des membres de leurs familles, la poursuite de l'immigration pose aujourd'hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. La cote d'alerte est atteinte (...) C'est pourquoi nous disons : il faut arrêter l'immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. Je précise bien : il faut stopper l'immigration officielle et clandestine. Il faut résoudre l'important problème posé dans la vie locale par l'immigration. Se trouvent entassés dans ce qu'il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues et aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficiles leurs relations avec les Français. Quand la concentration devient trop importante (...), la crise du logement s'aggrave; les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles françaises ne peuvent y accéder. Les charges d'aide sociale nécessaires pour les familles immigrées, plongées dans la misère, deviennent insupportables pour les budgets des communes."

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Re: Grande Bretagne : La préférence nationale

Message  trami le Mer 4 Fév - 13:30

Biréli a écrit:Allez, un petit peu d'histoire.

Le 24 décembre 1980, tandis que des Maliens sont en train de s'installer dans un foyer vide à Vitry-sur-Seine, une cinquantaine d'hommes y pénètrent. Plusieurs témoins affirment que le maire de la commune, communiste, Paul Mercieca, se trouve au milieu d'eux. L'élu le contestera toujours. Pour les Maliens présents sur les lieux, il s'agit, même s'il n'y a pas d'affrontement, d'une véritable agression. En quelques minutes, les canalisations d'eau et de gaz sont coupées. Les fils électriques et téléphoniques sont arrachés. Les escaliers du bâtiment sont défoncés à coup de bulldozer. Les issues sont obstruées par des masses de terre déversées devant les entrées. Face à l'émotion suscitée par cette action commando, le maire communiste de Vitry réagit. Pour dénoncer les auteurs du coup de force et crier au racisme ? En aucune façon. Il approuve ce qui vient de se passer. Au même moment à St-Denis, également détenue par le parti communiste, une dizaine d'immigrés sont expulsés de la mairie. Ils venaient réclamer des logements décents.

Le 6 janvier 1981, L'humanité avait publié une lettre de Georges Marchais adressée à Si Hamza Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris, qui avait fait part de son indignation après les évènements qui venaient de se dérouler à Viry. La réponse du secrétaire général du PCF est un morceau d'anthologie :

"Je vous déclare nettement : oui, la vérité des faits me conduit à approuver, sans réserve, la riposte de mon ami Paul Mercieca (...) Plus généralement, j'approuve son refus de laisser s'accroître dans sa commune le nombre, déjà élevé, de travailleurs immigrés; en raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et des membres de leurs familles, la poursuite de l'immigration pose aujourd'hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. La cote d'alerte est atteinte (...) C'est pourquoi nous disons : il faut arrêter l'immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. Je précise bien : il faut stopper l'immigration officielle et clandestine. Il faut résoudre l'important problème posé dans la vie locale par l'immigration. Se trouvent entassés dans ce qu'il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues et aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficiles leurs relations avec les Français. Quand la concentration devient trop importante (...), la crise du logement s'aggrave; les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles françaises ne peuvent y accéder. Les charges d'aide sociale nécessaires pour les familles immigrées, plongées dans la misère, deviennent insupportables pour les budgets des communes."

Après 1929 les américains ont instauré l' "américan selling price " ,c'est à ditre qu'une taxe était instituée sur tout produit importé,ajoutant l'équivalent des salaires et charges américains !
C'est bien ce que l'ondevrait faire ,y compris à Renault et Peugeot qui vont chercher un bonus salarial en installant leur production dans des pays à fort différentiel salarial !........sans pour autant que l'on constate une baissse notable des prix !
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kik kif en Irlande !

Message  Biréli le Mer 4 Fév - 18:29

Kif kif en Irlande !

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/02/02/la-montee-du-chomage-fait-emerger-un-sentiment-antipolonais-en-irlande_1149576_3214.html#ens_id=1147160

La montée du chômage fait émerger un sentiment antipolonais en Irlande
LE MONDE | 02.02.09 | 15h59 • Mis à jour le 02.02.09 | 15h59

LIMERICK ET LONGFORD (IRLANDE) ENVOYÉE SPÉCIALE

"Go back to Poland !" Depuis quelques mois, Tomasz commence à se l'entendre dire. Ce Polonais de Wroclaw (sud-ouest de la Pologne) est venu en Irlande en 2005 en plein boom de l'immobilier, en pleine gloire de cette Irlande devenue "tigre celtique" depuis la fin des années 1980. Il avait trouvé un emploi de plâtrier dans une entreprise de construction à Longford, dans les Midlands.

L'entreprise a fait faillite en 2008. Cette année-là, avec l'éclatement de la bulle immobilière, le chômage a augmenté de 150 % à Longford. Tomasz cherche en vain un nouvel emploi. Quand ses allocations chômage seront arrivées à terme, il rentrera en Pologne. "Les Irlandais nous en veulent de prendre les emplois, d'en chercher, de vivre des allocations", constate-t-il.

Ils sont nombreux à raconter la même expérience. Le fait que les immigrés polonais soient en moyenne plus qualifiés que les Irlandais, donc parfois moins touchés par les licenciements, n'arrange pas les choses. A Limerick, dans le Midwest, Maciej est chauffeur dans une entreprise de transport. Pour cause de restructuration, l'un de ses collègues irlandais, moins qualifié que lui, a été licencié. Pas Maciej. "You fucking Polish !", lui a lancé son collègue.

C'est nouveau en Irlande. Les centaines de milliers d'immigrés polonais, qui avaient profité de l'entrée de la Pologne dans l'Union européenne (UE), en 2004, pour s'installer dans cet eldorado du plein-emploi, y avaient été accueillis à bras ouverts. L'époque était à l'optimisme et ils avaient tout pour plaire aux Irlandais : catholiques, blonds, amateurs de foot, travailleurs qualifiés, volontiers disposés à troquer la vodka contre le whisky ou la Guinness.

La récession qui frappe l'Irlande, d'autant plus brutale que le tigre sort de presque vingt années d'euphorie économique, n'est pas bonne conseillère. La croissance chute, l'emploi se raréfie (le taux de chômage était de 4,5 % en 2007 contre 8,3 % en 2008). En janvier, juste après le placement sous administration judiciaire du porcelainier anglo-irlandais Waterford Wedgwood, l'usine américaine d'ordinateurs Dell, premier exportateur du pays, a annoncé sa délocalisation en Pologne. Elle s'était installée à Limerick : 100 000 habitants, dont 12 000 à 15 000 Polonais.

Jim Long, conseiller municipal à Limerick, exprime un sentiment grandissant : il déplore ouvertement l'élargissement de l'UE aux pays de l'Est et le fait que l'Irlande ait alors accueilli leurs ressortissants sur le marché de l'emploi, sans conditions limitatives. "Notre pays était trop petit pour offrir autant de contrats à durée indéterminée, dit ce membre du Fine Gael (principal parti d'opposition, de centre droit). Certains Polonais attendent ici d'épuiser leurs allocations chômage avant de rentrer chez eux, ceux qui ont décidé de rester ont des crédits durables à rembourser. Or, on n'a plus de travail et l'Etat n'a pas les moyens de payer la sécurité sociale."

Aucun acte d'hostilité ostentatoire à l'égard des Polonais n'a cependant eu lieu en Irlande. Aucun parti politique ni groupuscule ne fonde son message sur le rejet des étrangers.

Les Irlandais le savent : ils doivent d'être sortis de la misère à leur entrée dans l'Union européenne. Ils le savent aussi : sans les quelque 300 000 Polonais venus travailler en Irlande (4,2 millions d'habitants), le pays n'aurait pas affiché des taux de croissance parmi les plus élevés en Europe, et leur départ pèserait lourdement sur l'économie. Ils ont enfin, ancré dans leurs gênes, le souvenir d'avoir été forcés pendant des générations à émigrer pour trouver un emploi, comme ces Polonais qu'ils ont accueillis.

Pat O'Sullivan, président de l'association irlando-polonaise de Limerick, reste vigilant. "Nous sommes très préoccupés par la montée du sentiment anti-polonais en Irlande", note-t-il.

Marion Van Renterghem

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Re: Grande Bretagne : La préférence nationale

Message  velo le Mer 4 Fév - 19:29

Biréli dit :
Le 6 janvier 1981, L'humanité avait publié une lettre de Georges Marchais adressée à Si Hamza Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris, qui avait fait part de son indignation après les évènements qui venaient de se dérouler à Viry. La réponse du secrétaire général du PCF est un morceau d'anthologie :

"Je vous déclare nettement : oui, la vérité des faits me conduit à approuver, sans réserve, la riposte de mon ami Paul Mercieca (...) Plus généralement, j'approuve son refus de laisser s'accroître dans sa commune le nombre, déjà élevé, de travailleurs immigrés; en raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et des membres de leurs familles, la poursuite de l'immigration pose aujourd'hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. La cote d'alerte est atteinte (...) C'est pourquoi nous disons : il faut arrêter l'immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. Je précise bien : il faut stopper l'immigration officielle et clandestine. Il faut résoudre l'important problème posé dans la vie locale par l'immigration. Se trouvent entassés dans ce qu'il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues et aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficiles leurs relations avec les Français. Quand la concentration devient trop importante (...), la crise du logement s'aggrave; les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles françaises ne peuvent y accéder. Les charges d'aide sociale nécessaires pour les familles immigrées, plongées dans la misère, deviennent insupportables pour les budgets des communes."


Tu donnes des citations, mais tu ne te mouilles pas pour donner ton opinion, hein farceur !

Je suis assez d'accord avec cet écrit précisément. Et ce n'est pas faire preuve de racisme que de dénoncer cette immigration-là. La france que je sache n'a pas pour vocation de soutenir toute la misère du monde, à moins qu'elle soit capable d'accueillir toutes ces personnes. Je suis d'accord pour qu'on régularise ceux qui sont aujourd'hui en France, d'où qu'ils viennent, mais le point de non retour est bien arrivé aujourd'hui. Avec le paquet de chomeurs que nous nous payons, je ne vois pas très bien ce que ces nouveaux venus viennent chercher, à part le travail clandestin, les sous emplois et la misère de leurs conditions de vie. Aider les gens de ces pays, c'est l'affaire de tous les gouvernements européens voire du monde. Les aider à mieux vivre dans leur pays, oui, et ça, les grandes puissances savent et peuvent le faire.

Et quand Marchais parlait des charges des communes, il savait de quoi ils parlait ! Et c'est encore plus vrai aujourd'hui, où l'état se désengage de ses charges communales qui sont dues. Pour une ville comme la mienne, cela se chiffre en millions d'euros. Et forcément tout s'en ressent, aide au logement, voirie, etc. Les communes de gauche, communistes, socialisteset même vert essayent de ne pas augmenter le taxes d'habitations au niveau communal, mais le reste, lui augmente sans cesse et sans compensation aucune.

Je fais partie d'un collectif qui soutient les maliens qui bossent chez nous, et nous avons réussi à éviter des expulsions concernant ces gens qui vivent en France, et le maire et quelques adjoints se sont mis hors a loi en parrainant quelques uns d'entre eux, mais à quoi sert d'en accueillir d'autres ? A faire des malheureux et futurs expulsés en plus !

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Re: Grande Bretagne : La préférence nationale

Message  Biréli le Mer 4 Fév - 19:53

velo a écrit:Tu donnes des citations, mais tu ne te mouilles pas pour donner ton opinion, hein farceur !
Ouaip... Remarque que je fais quand même le gros du turbin en dénichant des infos intéressantes. Sinon, je suis plutôt d'accord avec ce que tu écris dans ton dernier post. En tout cas, je doute que la LCR, LO et tutti quanti soient sur la même ligne que celle Marchais (du début des années 80) pour ce qui concerne la politique d'immigration.

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Re: Grande Bretagne : La préférence nationale

Message  mada le Mer 4 Fév - 20:45

Un constat, pendant que les salariés se tapent dessus, natifs et étrangers, ceux qui organisent la situation de concurrence à outrance se frottent les mains. Je dirai même plus, ils ont trouvé la solution pour être tranquille dans leur haute sphère du fric.

Imaginer un instant que les travailleurs natifs et les étrangers se mettent à discuter ensemble, qu'arriverait-il?

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Re: Grande Bretagne : La préférence nationale

Message  velo le Mer 4 Fév - 21:06

Biréli a écrit:
velo a écrit:Tu donnes des citations, mais tu ne te mouilles pas pour donner ton opinion, hein farceur !
Ouaip... Remarque que je fais quand même le gros du turbin en dénichant des infos intéressantes. Sinon, je suis plutôt d'accord avec ce que tu écris dans ton dernier post. En tout cas, je doute que la LCR, LO et tutti quanti soient sur la même ligne que celle Marchais (du début des années 80) pour ce qui concerne la politique d'immigration.

c'est évident que sans toi, ce forum serait aussi plat que l'encéphalo d'une huitre ! Perso, je me fous comme d'une guigne de ce pensent l'extrême gauche ! J'ai participé à deux de leur soirée débat, putain quelle tristesse ! Ils passent leur temps à déblatérer sur le PS, le PC et c'est tout juste s'ils ne se canardent pas entre eux.
Continue à nous dénicher des infos.

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Re: Grande Bretagne : La préférence nationale

Message  velo le Mer 4 Fév - 21:14

mada a écrit:Un constat, pendant que les salariés se tapent dessus, natifs et étrangers, ceux qui organisent la situation de concurrence à outrance se frottent les mains. Je dirai même plus, ils ont trouvé la solution pour être tranquille dans leur haute sphère du fric.

Imaginer un instant que les travailleurs natifs et les étrangers se mettent à discuter ensemble, qu'arriverait-il?

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Mais il ne tient qu'à tous de le faire ! par le biais de syndicats par exemple ! Et ils le font, d'ailleurs, danscertaines branches !

Mais tu n'empecheras pas un sans papier (et même avec) étranger d'accepter être payé la moitié du salaire d'un natif. Et ne demande pas à ces gens de se syndiquer ! C'est comme ça qu'ils font du tort à tous, eux compris ! Faut faire avec, mais pas accepter tout et n'importe quoi, au point de défendre l'indéfendable, contre toute logique.

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Re: Grande Bretagne : La préférence nationale

Message  Biréli le Jeu 5 Fév - 10:42

Besancenot, par exemple, est partisan du droit de vote de tous les immigrés extracommunautaires et de la régularisation de tous les sans-papiers; il est également favorable à la libre circulation de tous les étrangers en Europe.

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Re: Grande Bretagne : La préférence nationale

Message  velo le Jeu 5 Fév - 11:10

Ben voyons donc !

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Re: Grande Bretagne : La préférence nationale

Message  mada le Jeu 5 Fév - 21:46

Mais il ne tient qu'à tous de le faire ! par le biais de syndicats par exemple ! Et ils le font, d'ailleurs, dans certaines branches !

Mais tu n'empecheras pas un sans papier (et même avec) étranger d'accepter être payé la moitié du salaire d'un natif. Et ne demande pas à ces gens de se syndiquer ! C'est comme ça qu'ils font du tort à tous, eux compris ! Faut faire avec, mais pas accepter tout et n'importe quoi, au point de défendre l'indéfendable, contre toute logique.

C'est vrai car souvent les étrangers envoient de l'argent au pays en espérant pouvoir faire vivre la famille et acheter une petite maison. C'est là que le patronat est fort car il organise la venue des étrangers pour justement casser les salaires. L'objectif des étrangers bien souvent est de retourner au pays alors que le natif souhaite se loger et vivre correctement.

Les syndicats luttent, se battent, font comprendre aux étrangers mais la tâche est énorme et ils sont pas assez nombreux pour suivre les étrangers. En ce moment encore moins qu'avant.

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Re: Grande Bretagne : La préférence nationale

Message  Biréli le Ven 6 Fév - 10:23

mada a écrit:C'est là que le patronat est fort car il organise la venue des étrangers pour justement casser les salaires. L'objectif des étrangers bien souvent est de retourner au pays alors que le natif souhaite se loger et vivre correctement.
Je ne pense pas que ce soit le patronat qui organise la venue des étrangers dans notre pays mais plutôt des réseaux mafieux, par contre il en profite, c'est sûr. D'autre part, je ne suis pas sûr que la majorité des immigrés veuillent repartir dans leur pays d'origine. Je crois plutôt qu'il souhaitent obtenir la nationalité française (ou la double nationalité).

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Re: Grande Bretagne : La préférence nationale

Message  borbo le Ven 6 Fév - 10:59

[C'est là que le patronat est fort car il organise la venue des étrangers pour justement casser les salaires. L'objectif des étrangers bien souvent est de retourner au pays alors que le natif souhaite se loger et vivre correctement.

Mada votre angélisme vous perdra. Croyez-vous sincèrement ce que vous dites. Si tel est le cas votre jugement est en péril.

Un africain vient en France, non pas pour travailler mais en premier lieu pour y vivre sans rien faire.
Il n'y a pas de réseau organisé par les grands patrons et les petits patrons qui profitent d'eux sont souvent des gens issus des mêmes régions et qui travaillent en toute illégalité hors des régles communes.
L'immigré sait, par des proches partis avant lui , que les aides sociales permettent d'avoir des revenus bien largement supérieurs à ceux qu'il aurait en travaillant dans son pays et un confort matériel qui n'existe pas chez lui. Eau courante, électricité, soins, nourriture...
Dans son pays il serait un crève la dalle.
Il sait trouver en France un réseau d'entre aide qui dans tous les cas lui permettra de vivre bien mieux que dans son propre pays.
Arrêtez de délirer. L'immigration est d'abord le fait des africains qui y trouvent leur compte.
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Re: Grande Bretagne : La préférence nationale

Message  Biréli le Ven 6 Fév - 11:21

borbo a écrit:Un africain vient en France, non pas pour travailler mais en premier lieu pour y vivre sans rien faire.
Un p'tit peu caricatural. Il y en a, sans doute, mais si vous aviez emprunté les trains de banlieue vers, 5, 6 heures du mat, vous vous seriez aperçu qu'ils sont remplis à 80 % de gens d'origine africaine qui vont bosser dans des chantiers du BTP, dans des entreprises de nettoyage, dans la restauration, etc...

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Message  borbo le Ven 6 Fév - 11:30

Biréli a écrit:
borbo a écrit:Un africain vient en France, non pas pour travailler mais en premier lieu pour y vivre sans rien faire.
Un p'tit peu caricatural. Il y en a, sans doute, mais si vous aviez emprunté les trains de banlieue vers, 5, 6 heures du mat, vous vous seriez aperçu qu'ils sont remplis à 80 % de gens d'origine africaine qui vont bosser dans des chantiers du BTP, dans des entreprises de nettoyage, dans la restauration, etc...

Vous avez raison, mais pourquoi travaillent-ils?
Simplement parce que la réalité du pays les rattrape, comme tout un chacun.
C'est toute la différence entre le rêve et la réalité.
On ne peut vivre correctement en France sans travailler, surtout si l'on a des enfants et que l'on veut aussi envoyer de l'argent au pays à la famille.

Savez-vous que le tranfert d'argent vers le Mali par les immigrés vivant en France est l'équivalent du budget de cet Etat?

Qu'on le veuille ou non le travail est le meilleur moyen d'intégration.
Mais un immigré, souvent illettré et sans aucune qualification, ne peut espérer obtenir un autre travail que ceux correspondant à leur profil.
Que croyez-vous qu'étaient les immigrés Italiens et Portuguais de la première génération?
Femmes de ménages et maçons.
Y trouvait-on quelque chose à redire?
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Re: Grande Bretagne : La préférence nationale

Message  Laulau le Ven 6 Fév - 13:38

borbo a écrit:
Biréli a écrit:
borbo a écrit:Un africain vient en France, non pas pour travailler mais en premier lieu pour y vivre sans rien faire.
Un p'tit peu caricatural. Il y en a, sans doute, mais si vous aviez emprunté les trains de banlieue vers, 5, 6 heures du mat, vous vous seriez aperçu qu'ils sont remplis à 80 % de gens d'origine africaine qui vont bosser dans des chantiers du BTP, dans des entreprises de nettoyage, dans la restauration, etc...

Vous avez raison, mais pourquoi travaillent-ils?
Simplement parce que la réalité du pays les rattrape, comme tout un chacun.
C'est toute la différence entre le rêve et la réalité.
On ne peut vivre correctement en France sans travailler,

Sauf si papa est très riche


surtout si l'on a des enfants et que l'on veut aussi envoyer de l'argent au pays à la famille.



Savez-vous que le tranfert d'argent vers le Mali par les immigrés vivant en France est l'équivalent du budget de cet Etat?

Qu'on le veuille ou non le travail est le meilleur moyen d'intégration.

Parfaitement exact!


Mais un immigré, souvent illettré et sans aucune qualification, ne peut espérer obtenir un autre travail que ceux correspondant à leur profil.
Que croyez-vous qu'étaient les immigrés Italiens et Portuguais de la première génération?
Femmes de ménages et maçons.

Oui mais l'école pour tous a permis à leurs enfants de progresser.
C'est ce que votre ami Sarko veut détruire.






Y trouvait-on quelque chose à redire?
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Re: Grande Bretagne : La préférence nationale

Message  velo le Ven 6 Fév - 13:50

Borbo : Savez-vous que le tranfert d'argent vers le Mali par les immigrés vivant en France est l'équivalent du budget de cet Etat?


Le transfert d'argent vers le Mali (argent envoyé par les 120.000 maliens résidant en France, avec ou sans papier) repésente 10 % du revenu du Mali, et le budget de l'état est de 27 % du PIB de cet état. On fait dire n'importe quoi aux chiffres. Suffit de les manipuler, si tant est qu'ils soient actuels !

Vos posts sur les immigrés et la raison de leur présence en France enfoncent des portes ouvertes ! Les temps ont quand même beaucoup changés par rapport aux générations précédentes. Il y a quelque 60 ans, les viticulteurs français allaient en Espagne ou en Italie pour ramener en camionnettes des vendangeurs qui restaient en France après pour trouver un boulot. C'est comme cela qu'on a vu se monter des boîtes de maçons, menuisiers en nombre.

Aujourd'hui, c'est la maffia qui organise le passage et le travail clandestins, qu'utilisent certains patrons peu scrupuleux, et tout ce qui va avec, petits salaire, pas de couverture sociale, pas de logement.

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Références SVP.

Message  borbo le Ven 6 Fév - 13:57

Le transfert d'argent vers le Mali (argent envoyé par les 120.000 maliens résidant en France, avec ou sans papier) repésente 10 % du revenu du Mali, et le budget de l'état est de 27 % du PIB de cet état.
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