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Message  Laulau le Sam 20 Mar - 19:41

On apprend des trucs plus intéressants que le récit de ses amours princières:

Un vil mécréant, ose poser cette question de lèse majesté en oubliant
la triple prosternation d'usage en pareille situation :

"Monsieur le Président

(...)
Le 3 janvier 1973, sous la présidence de Georges Pompidou, alors que
vous étiez Ministre de Finances, est entrée en application une réforme
importante des statuts de la Banque de France, dans lequel nous trouvons
ce très court article 25 ; « le Trésor public ne peut être présentateur
de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France », autrement
dit fut bloqué à ce moment toute possibilité de crédit de la Banque de
France au Trésor, et ici se trouve l'origine de la dette des
administrations publiques dans notre pays laquelle atteint maintenant
plus de 1200 milliards (au seul sens de Maastricht), et nous ponctionne
collectivement de plus de 40 milliards d'intérêts par an, payés aux
"déjà plus riches".

J'aimerais que vous m'expliquiez, sans langue de bois, quel fut, à
l'époque, la justification de ce changement de cap qui nous ligote sous
la coupe des banques privées.

Avec ma considération la plus distinguée"

http://vge-europe.eu/index.php.....iple#c3965

La réponse de notre souverain bien aimé ne se fait pas t'attendre :

"La réforme des statuts de la Banque de France, adoptée sous le mandat
de Georges Pompidou et lorsque j'étais Ministre des Finances, est une
réforme moderne qui a transposé en France la pratique en vigueur dans
tous les grands pays : il s'agissait à l'époque de constituer un
véritable marché des titres à court, moyen et long terme, qu'il soit
émis par une entité privée ou publique.
La possibilité du prêt direct de la Banque de France au Trésor public a
généré partout où il fut appliqué une situation d'inflation monétaire
permanente. Votre remarque sur l'endettement public est inexacte et
révélatrice : vous semblez penser qu'une dette du Trésor public envers
la Banque de France ne serait pas décomptée comme faisant partie de la
dette de l'administration publique. En réalité, il y a dans ce domaine
des règles bien connues qui définissent le montant des avances et prêts
de l'institut d'émission en faveur du Trésor public, avances et prêts
qui ont évidemment vocation à être remboursés et qui figurent de ce fait
dans le montant de la dette publique. Ce que vous supposez consiste à
dire qu'on aurait pu remplacer un endettement visible et structuré par
une simple émission monétaire. Mais ce serait ouvrir les bras au retour à
l'inflation des années 1950."

http://vge-europe.eu/index.php.....nse-de-VGE

mais ne voila t'y pas que notre odieux contestataire ose encore hasarder une interrogation :

"Monsieur le Président,


Reprenons en détail votre réponse


Vous me prêtez des propos que je n’ai pas tenus en écrivant « vous
semblez penser qu'une dette du Trésor public envers la Banque de France
ne serait pas décomptée comme faisant partie de la dette de
l'administration publique. »
Mon propos ne porte pas sur le capital, mais sur les intérêts et je n’ai
pas pensé qu'une dette du Trésor public envers la Banque de France ne
serait pas – nécessairement - décomptée comme faisant partie de la dette
de l'administration publique.. . mais c’est aussi, lorsque nécessaire,
un moyen comme un autre d’émission monétaire au fur et à mesure des
besoins induits par la croissance.
Vous écrivez également : « : il s'agissait à l'époque de constituer un
véritable marché des titres à court, moyen et long terme, «J’ai effectivement bien compris cette position. Au lieu de faire
financer les besoins des collectivités publiques (l cas échéant en
faisant la différence entre besoins financiers de fonctionnement et
besoins d’investissements) par une augmentation de la fiscalité ou un
prêt de la Banque Centrale, on s’adresse au privé et la collectivité
paye donc des intérêts à ces prêteurs. Et tant pis si le payement par
l’Etat des intérêts, s’il avait été au bénéfice de la Banque Centrale,
aurait permis de bénéficier in fine de prêts sans intérêt : comme je le
disais dans la réponse précédente, c’est plus de 1100 milliards d’euros
en 25 ans que la collectivité aurait économisé si ces intérêts lui
avaient été restitués.
Vous me répondez d’autre part « Ce que vous supposez consiste à dire
qu'on aurait pu remplacer un endettement visible et structuré par une
simple émission monétaire. »

Que le prêt au Trésor Public soit direct par la Banque Centrale ou non,
car issu de crédits (demande de monnaie ) par les banques commerciales,
il y a bien une émission monétaire équivalente correspondante à
l’origine.

On aurait pu (plus précisément, « vous auriez pu »), pour économiser le
payement d’intérêts, remplacer un « endettement visible et structuré »
auprès des détenteurs de capitaux, par un « endettement visible et
structuré » auprès de la banque de France, quitte à encadrer les règles
d’émission, par exemple au seuls besoins de financement des
investissements, en conservant le financement du fonctionnement de
l’Etat et des collectivités (y compris, si on veut, les amortissements)
par les recettes fiscales.
Vous auriez pu aussi, lorsque vous avez pris les habits de Président,
faire modifier cet article 25 de la loi du 3 janvier 1973 que vous aviez
signée et qui interdisait au Trésor public d’être présentateur de ses
propres effets à l’escompte de la Banque de France. Un calcul simple
montre bien que, sans le poids des intérêts sur la dette publique, les
soldes des budgets seraient restés positifs pendant toute la période
1980-2005, sauf pour les années 1992 à 1996 et 2002 à 2005, au lieu
d’être négatifs.
Quand à l’inflation des années 50, je déduis des données de « déflation
par l'indice général des prix à la consommation » de l’INSEE que :

- l’inflation entre 1950 et 1959 à suivi annuellement les taux suivants
9,4 / 16,4 / 12,3 / -1,7 / 0,0 / 0,9 / 4,5 / 2,8 / 15,1 / 6,9

- l’inflation entre 1960 et 1972 à suivi annuellement les taux suivants,
très « raisonnables » 3,2 / 3,3 / 4,8 / 4,8 / 3,4 / 2,5 / 2,7 / 2,7 /
4,5 / 6,4 / 5,2 / 5,7 / 6,2 /


Je remarque également qu’à partir de 1973, ces taux augmentent
rapidement (près de 14% en 1974) et restent au dessus de 8% jusqu’en
1984 … oh, je sais, la «première crise pétrolière… » … Je ne crois donc
pas que votre justification « Mais ce serait ouvrir les bras au retour à
l'inflation des années 1950 » soit la bonne."

Depuis lors, soit depuis 2008, notre bon maître, tout attaché à
l'écriture de son dernier roman déjà entré dans l'histoire littéraire,
n'a pas trouvé le temps de répliquer. Gageons que sa prose n'en sera que
plus fulgurante.


Ce qui n'empêche pas quelque manant de conclure sa tirade par l'infâme
propos que voici :
"Adieu Mr le Président

N'espérez pas finir au panthéon, nous serons plusieurs à vous en
exhumer."

Laulau dédie ce message a tous ceux qui croient encore a la volonté des politiques de "réformer le capitalisme".
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Laulau

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