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Le sens du « Contrat ».

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Le sens du « Contrat ». Empty Le sens du « Contrat ».

Message  Turquesa Lun 15 Oct - 21:51

J’ai une réunion de travail demain, la première d’une série qui nous sera ajouté au temps de travail non rémunéré et de plus payant car il nous faut impérativement faire appelle à un « coach » ou consultant, pour nous dire si le travail qu’on fait et bien ou non, tout cela pour aboutir à un rapport à la fameuse enquête de janvier 2002 se rapportant aux établissement médicaux et paramédicaux, pour savoir la rentabilité (économique bien sure et pas autrement).

Pour rendre l’enquête encore plus compliqué il a des ajouts administratifs :
-L’enquête de qualité.
Grosso modo la même que vous avez dans un hôtel, par exemple, on vous demande si les chambres étaient confortables, propres, l’accueil, les équipements conforme au prospectus et à la pub.
Vous pourrez raller si la piscine chauffé n’était pas à la température indiqué, mais vous ne pourrait rien dire si la température de l’eau est bonne est en sortant vous claqué de dent parce que la température ambiante est froide.
De même que si vous voulez faire de la voile et il n’a pas assez de vent.
Pour les établissements sanitaires c’est un peu pareil, vous pouvez vous plaindre si les chambres ne sont pas propres et nettoyés tous les jours, si les infirmières et médecins ne font pas leur tourné, si vous mangé dans un plateau ou les divers mets sont mélangés et froides.
Vous ne pouvez rien dire si guéri d’un maladie elle récidive, si en sortant d’un sevrage vous récidivez, en fin les exemples sont multiples, mais je voulais vous montrer à quel point des choses essentielles se mélangent et on en revient qu’à une.
Nous pourrions mettre dans notre questionnaire si l’accueil était bien, si la communication était bonne, si nos locaux sont appropriés, si vous avez été reçu à l’heure.
On ne peut pas nous reprocher de dire qu’un enfant à besoin de telle ou telle chose, ou que sa pathologie lourde nécessite un établissement spécial, si l’on s’attend à qu’on dise que tout va bien.
On pourrait nous reprocher de ne pas faire le nécessaire pour une orientation, mais après c’est aux parents de l’amener une fois que une place se libère.
Bien sure qu’on ne peut pas nous donner une bonne note quant on est amenés à faire un signalement. Mais c’est notre travail, nous ne sommes pas là pour créer des activités ludiques afin de faire un meilleur chiffre d’affaire, mais pour soigner et parfois guérir.
Il va de même pour un autre document qu’on doit obligatoirement faire signer aux parents une fois que l’étape diagnostique est finie et on rentre dans la période soins, cela dit ce papier ne serve à rien, car les parents peuvent d’un coup ne plus vouloir venir ou amener les enfants, et ce document ne peut pas être photocopié ni rendu aux parents car il ne sert à rien.
Mais cela nous fait perdre du temps à courir après les parent, leur expliquer qu’est que c’est et leur faire signer un sorte de contrat qui n’est pas un.

Et voila que on va travailler sur un texte « Connaissance paranoïaque et imaginaire du contrat ».

Je vais vous citer les paragraphes intéressants que j’ai soulignés et j’aimerais avoir vos avis.

« Les pratiques judiciaires sont fréquemment investies par des modalités de connaissance paranoïaque. On dit par exemple de certaines personnes procédurières qu’elles sont « parano ». Le diminutif est judicieux, car il prend acte du fait que ceux-ci ne sont pas des malades mentaux, des délirantes, mais des personnes entretenant un certain rapport au monde auquel chacun pourrait éventuellement succomber, tant il est exacerbe une tendance humaine. Or qu’est qu’un personnage parano ? C’est quelqu’un qui réduit l’autre à la projection de ses propres désirs ou de se craintes, qui le produit à son image (comme un miroir), identique ou inversée.
Une raison de structure explique que le registre juridique soit le lieu privilégié d’une telle logique. Le droit transpose en effet dans ses catégories l’ensemble des cas de figure liant les objets aux sujets, de sorte que l’imprévu peut toujours être ramené à du connu jurisprudentiel. Les choses dont le droit s’empare sont réduites à une pure fonction juridique ; les sujets ne sont pris en considération que dans la mesure où le droit permet qu’ils soient figurés ou interpellés comme tels. Bref, le discours du droit donne l’espoir qu plaignant que toute la souffrance dont il pâtit dans les rapports avec ses semblables, pourra se résumer à un affrontement binaire entre des parties. (Evidement le droit en tant que discours n’obéit pas à une telle logique imaginaire. Il émerge historiquement comme système pour mettre fion à la logique de vengeance).
C’est pour une raison du même ordre qu’il y a une version imaginaire du contrat dont les effets sont patents aujourd’hui.
Le contrat passe souvent pour le registre symbolique par excellence, et il est exact que sa dimension de pacte, d’accord préalable sur les limites du commerce entre les individus contient une vertu pacificatrice. En autre, le contrat repose sur l’autonomie subjective qui s’ordonne autour du consentement des parties. Les conditions formelles du contrat garantissent une sorte de fractionnement symbolique des échanges, une limitation de leur enjeu à travers une obligation rationnellement consentie.
C’est la forme privilégiée par le libéralisme, qui y voit l’épanouissement de la libre entreprise fondée sur le libre vouloir de chacun.
A l’autorité supérieure du Tiers, à laquelle notre droit romain accordait la prévalence, s’oppose désormais de plus en plus la logique horizontale du contrat.
Mais ce potentiel est aussi sa limite et sa faille.
Car ce qui est exclu du contrat, c’est aussi ce qui est ignoré, méconnu, ce qui ne rentre pas dans la logique de l’égalité des parties contractantes. Il y a de l’inconnu que je néglige à bon droit puisque cela ne rentre pas dans le champ de nos échanges concernés. Cette part je l’exclu pour toi, mais aussi pour moi.
Or cette part inconnue, recèle en son cœur l’ennemi, l’objet hostile, ce qui est étranger non seulement à l’autre mais plus encore, à soi-même.
Il est banal de constater que la logique du contrat se paye d’une suspicion généralisée, d’une profusion de la réglementation, d’une surabondance de garanties procédurales : la méchanceté de l’autre fait retour au cœur du contrat d’où elle avait été chassée.
La liberté qui exalté le contrat, c’est celle dont se repaît l’image, qui me permet de traiter l’autre comme s’il était réductible à la forme dans laquelle je me lie à lui. Paranoïa est méfiance font ainsi cortège structurale dans le registre de l’imaginaire".
Turquesa
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Message  mada Mar 16 Oct - 8:28

Or qu’est-ce qu’un personnage parano ? C’est quelqu’un qui réduit l’autre à la projection de ses propres désirs ou de se craintes, qui le produit à son image (comme un miroir), identique ou inversée.
Une raison de structure explique que le registre juridique soit le lieu privilégié d’une telle logique. Le droit transpose en effet dans ses catégories l’ensemble des cas de figure liant les objets aux sujets, de sorte que l’imprévu peut toujours être ramené à du connu jurisprudentiel. Les choses dont le droit s’empare sont réduites à une pure fonction juridique ; les sujets ne sont pris en considération que dans la mesure où le droit permet qu’ils soient figurés ou interpellés comme tels. Bref, le discours du droit donne l’espoir qu plaignant que toute la souffrance dont il pâtit dans les rapports avec ses semblables, pourra se résumer à un affrontement binaire entre des parties. (Evidement le droit en tant que discours n’obéit pas à une telle logique imaginaire. Il émerge historiquement comme système pour mettre fion à la logique de vengeance).
C’est pour une raison du même ordre qu’il y a une version imaginaire du contrat dont les effets sont patents aujourd’hui.
Le contrat passe souvent pour le registre symbolique par excellence, et il est exact que sa dimension de pacte, d’accord préalable sur les limites du commerce entre les individus contient une vertu pacificatrice. En autre, le contrat repose sur l’autonomie subjective qui s’ordonne autour du consentement des parties. Les conditions formelles du contrat garantissent une sorte de fractionnement symbolique des échanges, une limitation de leur enjeu à travers une obligation rationnellement consentie.
C’est la forme privilégiée par le libéralisme, qui y voit l’épanouissement de la libre entreprise fondée sur le libre vouloir de chacun.

Le contrat entre deux parties, entre deux personnes ayant un statut égale fonctionne peut-être correctement dans le monde des affaires, les avocats qui se font payés très cher sont là pour veiller au grain. Il y a un échange symbolique matérialisé par d'argent, c'est du donnant donnant.

Dans la société actuelle, les néo-libéraux veulent mettre dans tous les rouages de la société et à tous les niveaux ce principe que la relation entre les parties est d'égale à égale ce qui est complètement faux. Le chômage et la valorisation du cynisme généralisé donne un avantage certain à celui qui a de l'argent sur celui qui n'a que sa force de travail (intellectuelle ou physique).
Une des premières choses que le MEDEF demande, c'est la casse du droit du travail, seul tiers pouvant mettre un peu de justice entre deux parties inégales.

J'ai feuilleté un livret de la collection "Bibliothèque de Travail" destiné aux jeunes collègiens. Ce petit livret est très instructif sur la manière dont les patrons, la bourgeoisie et l'aristocratie considéraient les ouvriers et les paysans.
Dès le plus jeune âge les enfants des dominés devaient intérioriser leur statut de "producteur" comme une aubaine. Sans le capitalisme pas d'entreprises, sans entreprise pas de travail.

Aujourd'hui, les formes sont différentes mais le fond est identique: dès le C P l'enfants a un carnet de conduite qui le suivra durant toute sa vie scolaire et lui servira pour son orientation dans sa vie professionnelle. Ce livret a une étrange ressemblance avec l'idée dominante qui régnait dans les années 1850 et qu'un certain monsieur Th. H. Barrau a transcrit dans un ouvrage "Conseils aux ouvriers" ouvrage destiné non aux ouvriers mais aux patrons.Je cite:" Oui sans doute, il faut tenir les enfants dans la crainte; mais il ne faut pas leur faire peur. [...] tenez un enfant dans la crainte, il deviendra un bon sujet; faites lui peur, il deviendra un idiot ou ce qui est encore pire, un hypocrite".

Les parents ne pensant qu'à l'avenir de leur enfant feront en sorte que l'enfant se plie aux désidératas de l'école. L'école est bel et bien l'endroit où se jour la condition (bonne ou mauvaise) de l'individu à l'âge adulte.

Traité de paranoîaque ou d'un autre mot quelqu'un qui est soumis a des violences psychologiques c'est quand même plus acceptable pour la classe dominante que de se remettre en question. Personnellement je ne pense pas qu'un individu se formate seul, il est imprégné des moeurs et des conditionnements de son époque que les dominants imposent à toute la société ceci dès la plus petite enfance pour que cela soit accepté "comme quelque chose de naturel".

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Message  Pitaland Mer 17 Oct - 17:58

Turquesa, j'ai pas tout compris.
À part votre question qui est claire, le reste l'est beaucoup moins.
L'auteur du texte que vous devez travailler semble du genre perturbé ou a grand besoin de vacances.
Si c'est votre coach qui a choisi ce pensum, conseillez-lui de prendre ... un coach.
Je suppose que si votre hiérarchie a décidé de prendre un coach, c'est qu'elle a au moins conscience qu'elle est incapable d'accomplir son métier de base. Il lui reste un peu de lucidité.
Aura-t-elle autant de lucidité pour comprendre, lorsqu'on lui dira, qu'elle ne fait pas son boulot.
Ne me prenez pas pour un âne ou une peau de vache, la vraie réponse est celle là.
Pitaland
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Message  Turquesa Mer 17 Oct - 19:04

Pitaland a écrit:Turquesa, j'ai pas tout compris.
À part votre question qui est claire, le reste l'est beaucoup moins.
L'auteur du texte que vous devez travailler semble du genre perturbé ou a grand besoin de vacances.
Si c'est votre coach qui a choisi ce pensum, conseillez-lui de prendre ... un coach.
Je suppose que si votre hiérarchie a décidé de prendre un coach, c'est qu'elle a au moins conscience qu'elle est incapable d'accomplir son métier de base. Il lui reste un peu de lucidité.
Aura-t-elle autant de lucidité pour comprendre, lorsqu'on lui dira, qu'elle ne fait pas son boulot.
Ne me prenez pas pour un âne ou une peau de vache, la vraie réponse est celle là.

study
Non Pitaland,
Le te texte est d’un psychanalyste, mais travaillant avec des psys et dans un endroit à but non lucratif certaines questions ou des formulaires que nous devons introduire par rapport à la loi 2002-2, pour pouvoir faire ce travail d’enquête dans un état d’esprit positive nous devons savoir ce qui est mesurable, et si l’on peut calculer combien de séances peuvent falloir pour signer le mal de l’âge, ou sociale, d’un enfant et de sa famille. N’oublie pas que nous n’utilisons pas ou rarement des médicaments, savoir si tout cela ramène comme tout maintenant à une rentabilité à court terme, mais, et dans quelques années ?
Le texte ou la partie que j’ai choisie, lise la tranquillement (enfin si vous avez envie).
Turquesa
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Le sens du « Contrat ». Empty tout s'éclaire

Message  trami Dim 21 Oct - 17:04

Si le texte est d'un psychanalyste , tout s'explique ! En général quand ces types là écrivent,leurs textes sont abscons !
Je préfère que l'on aborde le contrat du point de vue juridique : celui qui fait la loi des parties !!!
Il est vrai que très souvent les gens qui passent contrat n'ont pas toujours une idée claire de ce pourquoi ils contractent !
J'en discutais avec ma femme ,à propos detravaux de la commune (marché passé avec une société privée - of course - car plus il y a de personnel,moins on fait en régie !)
Les travaux devaient durer un mois !En règle générale,l devrait exister une clause de durée ,au-delà de laquelle sont prévues des astreintes !!! Mais cela n'est souvent pas respecté ,uniquement en raison de connivences avec les entreprises = exigerl'application de l'astreint ,fait s'envoler les dessous de table !!!
La chambre Régionale des Comptes n'a pas l'air préoccupée par ces "détails" Razz Razz Razz
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