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Dans la peau d'un ouvrier!!!

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Dans la peau d'un ouvrier!!! Empty Dans la peau d'un ouvrier!!!

Message  lolofab Jeu 1 Nov - 10:19

C'est un peu long , mais c'est tellement rare que tant pis , je met tout le texte (que j'ai lu sur libé...):


"Un patron italien augmente ses employés après s’être glissé dans la peau d’un ouvrier

Il a tenu vingt jours. Puis il est resté sans le sou. Enzo Rossi a alors décidé d’augmenter d’un coup tous ses employés de 200 euros mensuels. Basé à Campofilone, dans la région des Marches, ce petit industriel italien de la pâte est désormais regardé avec intérêt par certains de ses collègues, avec beaucoup de méfiance par d’autres. En août, l’entrepreneur à la tête d’une société d’une vingtaine de personnes, a en effet eu l’idée saugrenue de se mettre dans la peau de ses salariés. Plus exactement, de vivre dans les mêmes conditions financières qu’eux.

«Sans réserve». «C’est simple, je me suis octroyé 1 000 euros de salaire et 1 000 euros à ma femme qui travaille avec moi, explique Enzo Rossi. 2 000 euros pour une famille de quatre personnes, beaucoup de gens vivent avec moins que cela.» Reste que l’expérience a tourné court. «Nous avons fait les comptes ; ce que nous devions mettre de côté pour rembourser l’emprunt, l’assurance voiture, les factures. Avec le reste nous devions affronter les dépenses quotidiennes», détaille-t-il. «Nous avons fait attention à tout, mais au bout de vingt jours, plus rien.» Le dernier matin, Enzo Rossi entre dans le bar du village avec son ultime billet de vingt euros en poche : «J’ai eu l’impression d’être sous l’eau, à vingt mètres de profondeur, sans réserve dans la bombonne d’oxygène.»

Il remonte finalement à la surface en puisant de l’argent sur son compte, mais surtout en augmentant ses salariés. «Selon les statistiques, le coût de la vie s’est alourdi de 150 euros par mois. Pour des gens comme moi, ce n’est rien. Pour les ouvriers, cela représente près de 2 000 euros par an», admet Enzo Rossi qui ne se dit «pas de gauche, et encore moins marxiste».

Il explique simplement avoir voulu faire cette expérience pour appréhender la situation réelle de ses collaborateurs et montrer à ses filles «qui n’ont jamais connu de privations» comment vivent la plupart de leurs amies. «Il faut concilier éthique et profit», lance-t-il en évoquant son père et son grand-père qui inspiraient le respect de leurs employés. «Les ouvriers doivent être sereins pour être efficaces. S’ils ne savent pas comment boucler leurs fins de mois, ils ne seront pas psychologiquement tranquilles, ce qui n’est pas bon pour la productivité.» Foin des manuels d’économie et des théories sur la redistribution de la valeur ajoutée, il dit simplement : «Les profits que je tire de la transformation de la farine et des œufs doivent bénéficier aussi aux paysans qui me fournissent la matière première ainsi qu’aux travailleurs de l’usine.»

Mauvais exemple. L’initiative a provoqué des remous. Plusieurs entrepreneurs ont contacté Enzo Rossi pour avoir des informations sur l’aspect fiscal de l’augmentation. Le ministre du Travail, Cesare Daminao, a lui aussi téléphoné à Campofilone pour un rendez-vous. D’autres industriels ont, en revanche, peu apprécié ce qu’ils considèrent comme un mauvais exemple. «Ils attendent que l’attention médiatique retombe pour émettre des commentaires publics, avance Rossi, mais ils me traitent de fou.» "


Et si c'était ça la solution , que tous nos dirigeants fassent un stage familial en immersion dans le vie d'un smicard......au moins , ils auraient là une idée de ce qu'engendre , par exemple , la non augmentation du smic , la franchise médicale , les hausses de prix , etc....
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Message  mada Jeu 1 Nov - 21:39

Cela aurait été dommage de ne pas mettre tout l'article. C'est tellement rare de voir un patron avec une intelligence du coeur. C'est un petit rayon de soleil.

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Message  Barbarin Sam 3 Nov - 0:34

Franchement, ce patron et ses employés méritent que nous leur achetions leurs pâtes.
Mais de quelle marque s'agit-il ? Peut-être ne sont-elles vendues qu'en Italie ? I love you I love you
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Message  lolofab Sam 3 Nov - 0:50

Ils n'a pas été cité le nom de ses pâtes , c'est bien dommage...tant qu'à faire , autant faire travailler les entreprises soucieuses de leurs employés avec un patron aussi exceptionnel que celui ci..... king
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Message  newcat Sam 3 Nov - 10:56

lolofab a écrit:C'est un peu long , mais c'est tellement rare que tant pis , je met tout le texte (que j'ai lu sur libé...):


"Un patron italien augmente ses employés après s’être glissé dans la peau d’un ouvrier

Il a tenu vingt jours. Puis il est resté sans le sou. Enzo Rossi a alors décidé d’augmenter d’un coup tous ses employés de 200 euros mensuels. Basé à Campofilone, dans la région des Marches, ce petit industriel italien de la pâte est désormais regardé avec intérêt par certains de ses collègues, avec beaucoup de méfiance par d’autres. En août, l’entrepreneur à la tête d’une société d’une vingtaine de personnes, a en effet eu l’idée saugrenue de se mettre dans la peau de ses salariés. Plus exactement, de vivre dans les mêmes conditions financières qu’eux.

«Sans réserve». «C’est simple, je me suis octroyé 1 000 euros de salaire et 1 000 euros à ma femme qui travaille avec moi, explique Enzo Rossi. 2 000 euros pour une famille de quatre personnes, beaucoup de gens vivent avec moins que cela.» Reste que l’expérience a tourné court. «Nous avons fait les comptes ; ce que nous devions mettre de côté pour rembourser l’emprunt, l’assurance voiture, les factures. Avec le reste nous devions affronter les dépenses quotidiennes», détaille-t-il. «Nous avons fait attention à tout, mais au bout de vingt jours, plus rien.» Le dernier matin, Enzo Rossi entre dans le bar du village avec son ultime billet de vingt euros en poche : «J’ai eu l’impression d’être sous l’eau, à vingt mètres de profondeur, sans réserve dans la bombonne d’oxygène.»

Il remonte finalement à la surface en puisant de l’argent sur son compte, mais surtout en augmentant ses salariés. «Selon les statistiques, le coût de la vie s’est alourdi de 150 euros par mois. Pour des gens comme moi, ce n’est rien. Pour les ouvriers, cela représente près de 2 000 euros par an», admet Enzo Rossi qui ne se dit «pas de gauche, et encore moins marxiste».

Il explique simplement avoir voulu faire cette expérience pour appréhender la situation réelle de ses collaborateurs et montrer à ses filles «qui n’ont jamais connu de privations» comment vivent la plupart de leurs amies. «Il faut concilier éthique et profit», lance-t-il en évoquant son père et son grand-père qui inspiraient le respect de leurs employés. «Les ouvriers doivent être sereins pour être efficaces. S’ils ne savent pas comment boucler leurs fins de mois, ils ne seront pas psychologiquement tranquilles, ce qui n’est pas bon pour la productivité.» Foin des manuels d’économie et des théories sur la redistribution de la valeur ajoutée, il dit simplement : «Les profits que je tire de la transformation de la farine et des œufs doivent bénéficier aussi aux paysans qui me fournissent la matière première ainsi qu’aux travailleurs de l’usine.»

Mauvais exemple. L’initiative a provoqué des remous. Plusieurs entrepreneurs ont contacté Enzo Rossi pour avoir des informations sur l’aspect fiscal de l’augmentation. Le ministre du Travail, Cesare Daminao, a lui aussi téléphoné à Campofilone pour un rendez-vous. D’autres industriels ont, en revanche, peu apprécié ce qu’ils considèrent comme un mauvais exemple. «Ils attendent que l’attention médiatique retombe pour émettre des commentaires publics, avance Rossi, mais ils me traitent de fou.» "


Et si c'était ça la solution , que tous nos dirigeants fassent un stage familial en immersion dans le vie d'un smicard......au moins , ils auraient là une idée de ce qu'engendre , par exemple , la non augmentation du smic , la franchise médicale , les hausses de prix , etc....
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Message  lolofab Sam 3 Nov - 12:10

newcat a écrit:
lolofab a écrit:C'est un peu long , mais c'est tellement rare que tant pis , je met tout le texte (que j'ai lu sur libé...):


"Un patron italien augmente ses employés après s’être glissé dans la peau d’un ouvrier

Il a tenu vingt jours. Puis il est resté sans le sou. Enzo Rossi a alors décidé d’augmenter d’un coup tous ses employés de 200 euros mensuels. Basé à Campofilone, dans la région des Marches, ce petit industriel italien de la pâte est désormais regardé avec intérêt par certains de ses collègues, avec beaucoup de méfiance par d’autres. En août, l’entrepreneur à la tête d’une société d’une vingtaine de personnes, a en effet eu l’idée saugrenue de se mettre dans la peau de ses salariés. Plus exactement, de vivre dans les mêmes conditions financières qu’eux.

«Sans réserve». «C’est simple, je me suis octroyé 1 000 euros de salaire et 1 000 euros à ma femme qui travaille avec moi, explique Enzo Rossi. 2 000 euros pour une famille de quatre personnes, beaucoup de gens vivent avec moins que cela.» Reste que l’expérience a tourné court. «Nous avons fait les comptes ; ce que nous devions mettre de côté pour rembourser l’emprunt, l’assurance voiture, les factures. Avec le reste nous devions affronter les dépenses quotidiennes», détaille-t-il. «Nous avons fait attention à tout, mais au bout de vingt jours, plus rien.» Le dernier matin, Enzo Rossi entre dans le bar du village avec son ultime billet de vingt euros en poche : «J’ai eu l’impression d’être sous l’eau, à vingt mètres de profondeur, sans réserve dans la bombonne d’oxygène.»

Il remonte finalement à la surface en puisant de l’argent sur son compte, mais surtout en augmentant ses salariés. «Selon les statistiques, le coût de la vie s’est alourdi de 150 euros par mois. Pour des gens comme moi, ce n’est rien. Pour les ouvriers, cela représente près de 2 000 euros par an», admet Enzo Rossi qui ne se dit «pas de gauche, et encore moins marxiste».

Il explique simplement avoir voulu faire cette expérience pour appréhender la situation réelle de ses collaborateurs et montrer à ses filles «qui n’ont jamais connu de privations» comment vivent la plupart de leurs amies. «Il faut concilier éthique et profit», lance-t-il en évoquant son père et son grand-père qui inspiraient le respect de leurs employés. «Les ouvriers doivent être sereins pour être efficaces. S’ils ne savent pas comment boucler leurs fins de mois, ils ne seront pas psychologiquement tranquilles, ce qui n’est pas bon pour la productivité.» Foin des manuels d’économie et des théories sur la redistribution de la valeur ajoutée, il dit simplement : «Les profits que je tire de la transformation de la farine et des œufs doivent bénéficier aussi aux paysans qui me fournissent la matière première ainsi qu’aux travailleurs de l’usine.»

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Message  newcat Sam 3 Nov - 14:40

lolofab a écrit:
newcat a écrit:
lolofab a écrit:C'est un peu long , mais c'est tellement rare que tant pis , je met tout le texte (que j'ai lu sur libé...):


"Un patron italien augmente ses employés après s’être glissé dans la peau d’un ouvrier

Il a tenu vingt jours. Puis il est resté sans le sou. Enzo Rossi a alors décidé d’augmenter d’un coup tous ses employés de 200 euros mensuels. Basé à Campofilone, dans la région des Marches, ce petit industriel italien de la pâte est désormais regardé avec intérêt par certains de ses collègues, avec beaucoup de méfiance par d’autres. En août, l’entrepreneur à la tête d’une société d’une vingtaine de personnes, a en effet eu l’idée saugrenue de se mettre dans la peau de ses salariés. Plus exactement, de vivre dans les mêmes conditions financières qu’eux.

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Il explique simplement avoir voulu faire cette expérience pour appréhender la situation réelle de ses collaborateurs et montrer à ses filles «qui n’ont jamais connu de privations» comment vivent la plupart de leurs amies. «Il faut concilier éthique et profit», lance-t-il en évoquant son père et son grand-père qui inspiraient le respect de leurs employés. «Les ouvriers doivent être sereins pour être efficaces. S’ils ne savent pas comment boucler leurs fins de mois, ils ne seront pas psychologiquement tranquilles, ce qui n’est pas bon pour la productivité.» Foin des manuels d’économie et des théories sur la redistribution de la valeur ajoutée, il dit simplement : «Les profits que je tire de la transformation de la farine et des œufs doivent bénéficier aussi aux paysans qui me fournissent la matière première ainsi qu’aux travailleurs de l’usine.»

Mauvais exemple. L’initiative a provoqué des remous. Plusieurs entrepreneurs ont contacté Enzo Rossi pour avoir des informations sur l’aspect fiscal de l’augmentation. Le ministre du Travail, Cesare Daminao, a lui aussi téléphoné à Campofilone pour un rendez-vous. D’autres industriels ont, en revanche, peu apprécié ce qu’ils considèrent comme un mauvais exemple. «Ils attendent que l’attention médiatique retombe pour émettre des commentaires publics, avance Rossi, mais ils me traitent de fou.» "


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Message  Pitaland Sam 3 Nov - 19:19

Cette affaire pose 2 problèmes qui sont finalement à la fois proches et différents :
1 - le salaire du personnel est sensiblement augmenté
2 - le revenu du patron est diminué

Donc, à la fois, remise en cause de privilèges financiers, sociaux, etc. et remise en cause économique en matière de prix.
À court terme, si les modifications (hausse-baisse) s'équilibrent et ne touchent que cette entreprise, il n'y a pas hausse des prix, car les prix de revient restent identiques. Si le phénomène se généralisait, les conséquences seraient tout autres.
Il faudrait savoir aussi, dans la situation de départ, quelle est la hiérarchie salariale dans l'entreprise et si les salaires sont décents ou non. Si le patron gagne 100 fois le SMIC ce n'est pas la même chose que s'il gagne 4 fois le SMIC. La même chose pour l'encadrement intermédiaire.
Enfin, il faudrait mesurer les effets d'une extrapolation. C'est une autre affaire.
Si l'on se base sur des données connues, on assisterait à une grosse augmentation des prix puisque les salaires représentent la plus grosse partie des prix de revient donc des prix de vente.
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Message  mada Dim 4 Nov - 6:25

Pitalant a écrit:
Si l'on se base sur des données connues, on assisterait à une grosse augmentation des prix puisque les salaires représentent la plus grosse partie des prix de revient donc des prix de vente.

Je n'en suis pas certaine.

L'autre jour, il y avait un reportage sur les ampoules qui font économiser de l'électricité. Ces ampoules coûtent beaucoup plus cher que les autres, de 5 à 6 €. Comment expliquer ce prix élevé?
C'est simple. Elles sont fabriquées en Chine. En arrivant en Europe et en France, le montant de la taxe représente 60% du prix. Par ailleurs, il faut savoir qu'en Europe, on n'en fabrique pas. La libre concurence prend une claque.

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Message  Pitaland Dim 4 Nov - 12:57

mada a écrit:
Pitalant a écrit:
Si l'on se base sur des données connues, on assisterait à une grosse augmentation des prix puisque les salaires représentent la plus grosse partie des prix de revient donc des prix de vente.

Je n'en suis pas certaine.

L'autre jour, il y avait un reportage sur les ampoules qui font économiser de l'électricité. Ces ampoules coûtent beaucoup plus cher que les autres, de 5 à 6 €. Comment expliquer ce prix élevé?
C'est simple. Elles sont fabriquées en Chine. En arrivant en Europe et en France, le montant de la taxe représente 60% du prix. Par ailleurs, il faut savoir qu'en Europe, on n'en fabrique pas. La libre concurence prend une claque.

mada
Je n'ai pas parlé des seuls salaires payés aux salariés de l'entreprise qui fabrique ou qui vend mais de l'ensemble des salaires versés sur toute la chaîne, y compris sous forme de taxes.
On avait abordé ce sujet sur l'ancien forum.
Lorsqu'on achète un produit ou un service, presque tout le prix est constitué de la rémunération du travail, et de la rémunération du capital depuis le début de la chaîne, les taxes couvrent, elles aussi, des rémunérations mais qui ne sont pas, en général, liées à l'activité directe des entreprises qui travaillent en cascade jusqu'au client final. Le reste est une sorte de freinte, liée à une déperdition monétaire, comme si on brûlait des billets en cours de route, mais cela ne représente presque rien. De plus, cette freinte ne se fait qu'au niveau des Etats.
Si les ampoules basse énergie coûtent plus cher, cela provient des taxes mais aussi parce qu'elles sont fabriquées en plus petites séries, mais il s'agit toujours de rémunérations et il y a fort à parier qu'il s'agit surtout de rémunérations salariales (les taxes ne rémunèrent que très peu le capital).
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Message  mada Lun 5 Nov - 8:27



Salaires, taxes, matières premières, transport, sont toujours entrés dans le prix de revient d'une marchandise. Il est normal que le producteur prenne une marge pour lui. Ce que je remets en cause, c'est que cette marchandise ne soit plus produite à proximité parce qu'il faut faire des bénefs. Un ouvrier chinois est payé à coups de lance pierres et moi je dois payé au prix fort pour garnir les bas de laine des actionnaires.

Un salaire c'est une rémunération pour un travail, une taxe, c'est un prélèvement sur cette production. Pour payer des taxes ne faut-il pas produire?
Au final, si les ampoules étaient fabriquées à proximité, cela gênerait qui exactement, le consommateur où les actionnaires?

L'argent ne produit rien, il a bien fallu mettre en place un système qui rapporte et pour ce faire, c'est encore la transformation des produits et la production de marchandises qui créent cette richesse au départ, richesse produite par des "humains" qui sont exploités puisque de plus en plus la rémunération du travail à travers le monde ne suffit pas pour vivre.

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Dans la peau d'un ouvrier!!! Empty Ampoules basse consommation

Message  trami Lun 5 Nov - 9:34

mada a écrit:

Salaires, taxes, matières premières, transport, sont toujours entrés dans le prix de revient d'une marchandise. Il est normal que le producteur prenne une marge pour lui. Ce que je remets en cause, c'est que cette marchandise ne soit plus produite à proximité parce qu'il faut faire des bénefs. Un ouvrier chinois est payé à coups de lance pierres et moi je dois payé au prix fort pour garnir les bas de laine des actionnaires.

Un salaire c'est une rémunération pour un travail, une taxe, c'est un prélèvement sur cette production. Pour payer des taxes ne faut-il pas produire?
Au final, si les ampoules étaient fabriquées à proximité, cela gênerait qui exactement, le consommateur où les actionnaires?

L'argent ne produit rien, il a bien fallu mettre en place un système qui rapporte et pour ce faire, c'est encore la transformation des produits et la production de marchandises qui créent cette richesse au départ, richesse produite par des "humains" qui sont exploités puisque de plus en plus la rémunération du travail à travers le monde ne suffit pas pour vivre.

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Ces ampoules dont fabriquées en extrême orient et taxées à 61% à l'entrée en Europe...pour préserver le pré carré d'une usine allemande (je crois que c'est Osram! ) Twisted Evil
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Message  Pitaland Lun 5 Nov - 13:17

Salaires, taxes, matières premières, transport, sont toujours entrés dans le prix de revient d'une marchandise.
Ce que j'ai voulu dire est que sur l'ensemble du circuit, il ne s'agit que de rémunérations.
Lorsqu'on décortique les prix de revient successifs qui servent à fixer le prix de vente aux clients suivants, il n'y a que des rémunérations en cascade. Les matériaux utilisés coûtent 0 €.
Les taxes, les matières premières, le transport et toutes les autres charges correspondent toujours à des rémunérations.

Au final, si les ampoules étaient fabriquées à proximité, cela gênerait qui exactement, le consommateur où les actionnaires?
L'actionnaire n'a pas d'état d'âme. Si l'entreprise vend autant et dégage autant de bénéfices, qu'importe qu'elle paie des frais de personnel ou des taxes.
D'ailleurs il ne faut pas oublier qu'une entreprise ne paie pas que des salaires pour son personnel (je ne parle pas des charges sociales patronales), il y a des charges annexes et connexes et des taxes liées à la présence de personnel et à la masse salariale. Les salariés d'une entreprise n'en voient pas la couleur, mais l'entreprise les débourse.

L'argent ne produit rien, il a bien fallu mettre en place un système qui rapporte et pour ce faire, c'est encore la transformation des produits et la production de marchandises qui créent cette richesse au départ, richesse produite par des "humains" qui sont exploités puisque de plus en plus la rémunération du travail à travers le monde ne suffit pas pour vivre.
C'est un cercle vicieux.
On transforme de plus en plus, on sophistique de plus en plus (les produits, les services, la santé, l'école, etc.). Il faut donc rémunérer tous les intervenants, capital et travail.
Il faudrait faire une étude comparative sur un produit basique comme l'eau, au robinet et en bouteille
Sachant que le matériau est gratuit, décomposer tous les éléments du prix de revient et déterminer la part de rémunération du travail et celle du capital.
On peut supposer, si l'on prend l'exemple de l'eau, que la situation va s'aggraver pour beaucoup de produits. En rajoutant des normes encore plus sévères, on augmentera les coûts et cela ne freinera pas les délocalisations.
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Dans la peau d'un ouvrier!!! Empty Financiarisation ,

Message  trami Lun 5 Nov - 13:38

Le coup d'Osram vient de ce que les allemends protègent leur marché (actionnaires et usiniers )
D'accord pour rémunérer ceux qui produisent (ycompris des services), mais il faut bien reconnaître qu'il existe bien trop d'intermédiaires et de spéculateurs ! C'est cette dernière activité qui rompt l'harmonie économique !! Actuellement ,il y a inflation sur les carburants ,et cela est dû uniquement à l'implication des fonds de pension qui viennent d'investir dans ces secteurs:twisted: et entendent en tirer 15 à20% de rendement ! D'ailleurs les arguments fournis pour justifier ces hausses ,deviennent de plus en plus risibles !!! ( ou ridicules ,c'est selon !!)
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