Obama ou Aux Babush?

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Obama ou Aux Babush?

Message  Laulau le Mer 1 Juil - 18:20

Coup d’État militaire au Honduras


Des officiels US ont admis auprès du New York Times être entrés en contact avec les putschistes ces derniers jours, mais -selon eux- en vue de les dissuader de faire un coup . Selon ce témoignage, ces contacts auraient cessé dimanche (c’est-à-dire alors que le coup avait commencé).

Or, la petite armée hondurienne est entièrement équipée, formée et encadrée par les États-Unis. Elle obéit certes à son chef, le président de la République, puis à son chef d’état-major. Mais en pratique, elle est largement contrôlée par le SouthCom depuis Soto Cano et Miami . Précisément, le Pentagone a précipitamment installé le nouveau commandant du SouthCom, le général Douglas M. Fraser, jeudi dernier, pour suivre le coup.

Quoiqu’il en soit, l’opération a été conçue de longue date. Comme l’attaque des bâtiments officiels moldaves, le nettoyage de la vallée de Swat, l’extermination des Tigres tamouls ou la « révolution verte » en Iran, elle a été planifiée par l’administration Bush, puis confirmée et exécutée par l’administration Obama, après avoir été habillée des oripeaux de la légalité.

La tension s’est concentrée lorsque le président Zelaya a convoqué pour le dimanche 28 juin- un référendum autorisant l’élection d’une assemblée constituante. Immédiatement, une campagne de presse internationale a été initiée pour présenter cette initiative comme exclusivement vouée à autoriser Manuel Zelaya à briguer immédiatement un second mandat. Ce qui est faux, puisque
l’élection de l’assemblée constituante aurait eu lieu le jour de la
prochaine élection présidentielle et que la constitution n’aurait pu
être modifiée que beaucoup plus tard. Le président n’aurait donc pas pu être candidat à sa propre succession. Mais après avoir accusé
mensongèrement Hugo Chavez de vouloir être « président à vie », il
fallait accuser son allié Manuel Zelaya de marcher sur lui aussi vers
la dictature.

Le 23 juin, le Congrès a adopté une loi constitutionnelle interdisant un référendum à moins de 180 jours de l’élection présidentielle. La Cour suprême a déclaré le référendum illégal (mais pas anti-constitutionnel) bien que la loi de modification soit elle-même anticonstitutionnelle. Toutefois, s’appuyant sur cette décision le chef d’état-major, le général Romeo Vasquez, a bloqué l’organisation du référendum. Le président s’est alors rendu lui-même sur une base militaire pour « délivrer » le matériel électoral et a révoqué le chef d’état-major pour insubordination. Comme tous les golpistes latino-américains, le général Romeo Vasquez a été formé par
les USA à l’École des Amériques, de sinistre réputation.


La base de Soto Cano est aujourd’hui commandée par le
colonel Richard A. Juergens. Il aurait dirigé l’enlèvement du président
haïtien Jean-Bertrand Aristide lorsqu’il était directeur des opérations
spéciales du Special Operations Command.

Dimanche 28 juin 2009, vers 5 h
30 du matin (heure locale), l’électricité et les lignes téléphoniques
filaires et hertziennes ont été coupées. Des commandos encagoulés
ont investi la résidence du président de la République et l’ont
contraint à les suivre. Il a été expulsé vers le Costa Rica en pyjama.
Au moins huit ministre, dont la ministre des Affaires étrangères, ainsi
que diverses personnalités, dont le maire de San Pedro Sula (la seconde ville du pays) ont été arrêtés. Lorsque l’électricité a été rétablie, les médias audio-visuels ont annoncé que le couvre-feu était décrété et le référendum et les offices religieux dominicaux annulés.

Dans l’après-midi, les députés ayant été autorisés à circuler, le Congrès s’est réuni en séance extraordinaire. Le président de la Chambre, Roberto Micheletti, a donné lecture d’une lettre, datée du vendredi 26 juin, du président Manuel Zelaya donnant sa démission. Personne ne s’est étonné de cette missive anti-datée. Constatant la vacance de la présidence, le Congrès a désigné son président comme président de la République. De son côté, la Cour constitutionnelle a précisé dans un communiqué orwellien que l’armée avait défendu la Constitution et empêché le président Zelaya de faire un coup référendaire. La Cour a soutenu que le chef d’état-major avait certainement bloqué le référendum en toute légalité, s’il avait
agit sur ordonnance d’un juge.

Afin que nul n’ignore le véritable enjeu de cette opération, les militaires ont placé aux arrêts les ambassadeurs ou chargés d’affaire des États membres de l’ALBA.

La technique utilisée pour le coup n’est pas sans rappeler celle d’Haïti en 2004 contre le président Jean-Bertrand Aristide : enlèvement au petit matin par des soldats encagoulés et apparition d’une lettre de démission.

La manière dont les agences de presse atlantistes ont relaté mensongèrement le contentieux électoral pour donner une apparence de légalité au coup d’État montre la préméditation de l’opération par Washington. Le traitement du coup lui-même, en occultant l’enjeu central de la base de Soto Cano et les
liens entre militaires honduriens et états-uniens, manifeste une
volonté de dédouaner l’administration Obama.
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Re: Obama ou Aux Babush?

Message  ecolo1 le Mer 1 Juil - 19:10

C'est ce qu'on appelle de l'anti américanisme ultra primaire.
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Re: Obama ou Aux Babush?

Message  mada le Jeu 2 Juil - 8:49

Partout où les intérêts privés des étatsuniens sont menacés d'une manière ou d'une autre, l'état soutien (les banques soutiennent serait plus juste) quelque soit le président qui préside.
Cela fait deux siècles que cela dure, rien de nouveau sous le soleil sauf que les infos passent un peu plus facilement grâce à internet.

Faut du fric pour maintenir sa domination et il y en a du fric mais pas pour la sécu de 54 millions de ricains, ni pour loger de manière correcte les pauvres.Les sociétés de sécurité se multiplient et fournissent des hommes de mains à ceux qui en ont besoin. A ce niveau, la seule politique valable, c'est combien ça va rapporter!!Les valeurs démocratiques sont poussées sous le tapis des $.

Grâce à la crise, il y a un pépé de 80 ans qui retravaille parce qu'il a tout perdu.N'est-il pas courageux ce pépé? N'est-il pas représentatif du style étatsunien? Compter que sur soi même après que les banques ont compté sur son fric. Ce monsieur est exemplaire et il permet de passer sous silence les raisons de sa ruine. Retraites par capitalisation (faut être moderne) à permis aux banques de capitaliser en lui prenant toute sa fortune (fruit de son travail).
Quand le clampin ricain apprend qu'il est possible de faire autrement pour assurer sa retraite, c'est trop tard pour lui. Les retraites à la françaises commencent à être connues dans les villes et les campagnes étatsuniennes, surement pas grâce aux politiques mais à ces infos qui circulent.

mada

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Re: Obama ou Aux Babush?

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